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CHAPITRE XXXIX

Le souper. Canlatc de Psyché.

La chère fut excellente : des esclaves commencèrent par verser de l'eau sur nos mains ; après quoi nous tirâmes le roi du festin ; le sort tomba sur moi. On nous servit un pain délicieux, pétri du froment le plus pur avec du lait, de l'huile et du .sel. Nous avions des olives d'.4thèiies, des dalles de Phénicie , et des amandes de Naxos , si recherchées. Le bon choix des niels et des vins annonçait la sensualité et la délicatesse du maître. A chaque .service ou lavait la table avec des éponges. On nous servit noire portion dans de petits plais. Bion faisait lui-même la distribulioQ. Nousavions des coupes de plusieurs grandeurs. On nous apporta des couronnes, que nous mimes sur la tête, sur le cœur, autour du bras.

Mais je fus étouué de voir :\ côté des plus belles coupes et d'une vaisselle d'argent ou de vermeil des vases de la plus grossière argile; j'en demandai la cause à Bion. "C'est, me répondil-il, pour avoir toujours devant les yeux ma première forliuie, et me rappeler que e'elaient des vases pareils qui jadis ornaient ma lable, comme à Athènes on conserve l'ancicii Aréopage, chétif bâlinienl couvert de terre '.

Au milieu du fe.stin, Théophanie prit une branche de myrte et sa cithare, préluda, en développant les contours moelleux de ses bras; et, mariant sa voix à ses accords, elle chanta les malheurs de Psyché.

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