‹ Œuvres complètesChapitre 80 sur 416 · CHAPITRE LXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXX

Danse de la gymnoiiédie. Massacre des Ilotes. Cérémonie nocturne. Tour (t'adresse el vciigtancc de Phanor. Leur départ de Sparte.

Le temps apiirochail d'une fête à Sparte , oi"! s'exécute la danse de la gymnopédie, si renommée chez les Lacédéihoniens; nous l'at tendions avec impatience. Le jour

arrivé , Démonax nous conduisit dans une salle publique. A peine fûmes-nous placés, que nous vîmes sortir d'une chamlire une troupe considérable de jeunes garçons tout nus. Celui qui était à la tête portait une couronne de branche de palmier. Au même instant unetroupe d'hommes faits, nus au,ssi , sortit d'une chambre opposée. Le chef avait pareillement une couronne de palmier. Les deux bandes se mêlent, m;MThent , se rompent, se réunissent, sautant loujours en cadence. Les mouvemens de leurs mains imitaient ceux de la lutte et du pancrace : en dansant ils chantaient des poé.sies lyriques ou des parons. [lémonax uous apprit que cette danse, mêlée de chants, faisait partie d'une fête qui élait consacrée à Apollon quant à la poésie, et à Baccluis pour la danse. Cette fête bizarre amusa tiès peu Phanor , qui prétendait que la nudité des honuncs, leur peau tannée et hérissée de poils, ne pouvaient figurer (|ue dans une forêt avec les bêles fauves. Cette dan.se, du moins, n'avait rien de lugubre et i;'arfligcant ; mais le speclacle que nous donna quelque temps apiès cette naiion superbe et féroce inspirait l'indignation et l'horreur.

Les éphorcs menaient d'entrer en charge : ils montèrenl sur leur tribunal, et publièrent que tout Spartiate pouvait , sans aucun .scrupule, tuer les Ilotes qu'il attirerait dans une embuscade. Etonné de cette proscription, j'en demandai l'explication à notre hôte. « C'ej«t l'usage, dit-i I : tous les nouveau \ éphores sont obligés de faire cette proclamation. Vous savez que les Ilotes (|ui cullivent nos champs sont nos esclaves ' ; leur nombre pourrait les rendre redoutables; aussi leur esl-il défendu d'a\oir des armes; et pour arrêter leur trop grande population, nous les faisons massacrer seci'ètement. Souvent nos jeunes geus, armés de pied en cap, vont à la chasse de ces malheureux , leur tendent des enibiHhes , se cachent dans des lieux couverts, les épient comme des bêtes fauves, les surprennent et les égorgenl. Dans jicu vous serez témoin d'un terrible événement. La république, s'étant aperçue qu'ils de\enaient trop nombreux , s'occupe des moyens de les réduire. » En effet , huit jours après cette conversation , les épliores firent afficher qu'ils accorderaient la liberté à deux mille Ilotes , leur enjoignant de se rendre auprès du temple des dieux pénates. Ils acccoururent en foule. Ou en choisit deux mille des plus robustes et des mieux faits; ils furent couronnés de festons comme les affranchis. La joie éclatait sur leur visage. On les mena dans les temples des dieux , comme pour les reiiicrcier des bons offices que ces Ilotes avaient rendus à la chose publique. Ils attendaient a\ec impatience la cérémonie de raffranchis.sement, lorsque toul à coup , à un signal donné, une troupe nombreuse de Spartiates, armée de lioignards, fondit sur eux et les extermina impiloyablement. Les cris de ces malheureux portaient au loin l'él'.ouvanle et l'horreur. Phanor et moi nous nous enfnimes tout palpilans. « Les monstres ! s'écria Phanor. Quittons cette terre abominable , où les lois, l'orgueil, les préjugés dénaturent l'instinct de l'homme, et l'assimilent aux tigres et aux panthères! — Jesavais , lui dis-je, que l'intérêt et les passions rendent l'homme injuste et féroce; mais la barbarie de celle petite naiion, soi-disant civilisée, étonnera la raie future; et s'il existe un jour des philosophes qui préconisent sa législation et ses nniiirs, ce ne

' Les Spailialts iluiiiient le nom A'Iloles ou $Hélotes non-sculcnient aux habilansdela ville d'IIêlos, qn'ilsdêlruisii\ nt, mais A tous les prisonniers de guerre qu'ils f^nt«8Clavc»

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peiil #lre que par morosilé . et par le plaisir malin de déirier le ijouverneineiU de leur pallie et d"humilier leuis conritoyeiis. — Parlons, quittons ce repaire habité par les ti;;re^. — El la belle Aspasie, celle Vénus aux belles formes? — Il e.st vrai , elle obtient s;rM-f pour son pays: je la reuretle beaucoup. Di ferons noire départ jusqu'après la fête du jeune Hyacinthe, à laquelle nous avons piouiis d'assister. ' i\ous nous rendîmes à la place publique , oii nous MUies la plupart des assassins qui se promenaient le visage calme et .serein. ■ Ainsi , dis-je en moi-niéine , les préjugés étouffent les remords , on les remords nais,sent des préjugés. »

Le soir de celle horrible boucherie, Démonax , après le .souper, nous invita d'aller dans la campa.'jne, à deux stades de la ville, pour assister à une cérémonie nocturne qui n'a lieu que tous les neuf ans. Je lui demandai si Ion y versait encore du sanjj humain. Il m'assura que non. ÎSous trouvâmes dans une grande enceinte décou^erle les cinq éphores assis au centre , dans un profond silence, les yeux fixés sur le ciel , entourés d'un nombre considérable de spectateurs dans la même alliiude. Je ne comprenais rien à cette scène nmette , et je n'osais parler. Phanor, qui .s'impatientait , me dit lont bas ; • Que font ces badauds, le nez en 1 air? cherchent-ils leur bon sens dans les astres?- Deux lonp,nes heures s'écoulèrent dans cette bizarre position; enfin un grand muiinure s'éleva tout à coup. Démonax uous dit ; « Regardez , voilà une étoile qui traverse le ciel I — Grande merveille! lui répondit Phanor: si c'était un taureau, le prodi,r;e serait plus étonnant. • Nous vîmes alors les éphores qui se retiraient l'air taciturne, les yeux bai.-.sés : nous suivîmes avec la foule. .\rrivé,s chez Démonax, il s'écria : • J'en .suis fâché pour uns deux rois: ils jonl sa;;eset honnéles!

— Quel malheur les meuace?expliquez-moi celle énigme.

— Tous les neuf ans, les éphores choisissent une nuit où le ciel est pur et serein , et sans lune. Là, dans un profond silence, les yeux attachés au ciel, ils regardent si quelque eloile ne le traverse pas. Si ce phénomène arriie, malheur à nos lois: c'est une preme qu'ils ont offensé les dieux '116. — Celle preu\e, lui dit Phanor, n'est pas aassi claire que le jour. El que iera-t-on à vos rois? — On les niellra en jusiice, el ils seront suspendus de leurs fondions, jusqu'à ce qu'un oracle de Delphes ou d'Olynipieles absohcel les rétablisse. »

[Vous comptions ailcndre la décision de l'oracle, el apprendie le sort des deux rois ; mais le deslin ou le fiituin précipita noire départ, llémoirax nous apprit que dans trois jours on allait marier douze jeunes filles âgées de vingt ans avec des hommes âgés de Irenleans; c'était l'âge prescrit par la loi poiu- l'un et l'autre .sexe. Il ajonla que la belle Aspasie, qui venait de compléter son quatrième lustre, était une di's fiancées. . Quel est l'heureux mortel qui la possédera ? lui demanda Phanor. — On ne peut le savoir encore : je voudrais que <e fill mon ami Lysander, le voleur de vos perdreaux: ils sont fails l'nn poin- l'autre, et je snnpioune qu'un penchant mutuel les unit déjà sccrriemeul. — .Mais, lui dis-je, est-ce que l'on \A tirer ces belles au sort?— A peu près; on doit les enfermer dans une chandue obscure; on y conduira les douze jeunes gens; ils choisiront au hasard et dans les ténèbres, et la première qui tombera eiHre leurs mains deviendra leur femme. . Ca' mode de mariage nous parut bizarre : peul-tHrc sonl-ils mieux assortis que ceux que forme l'intérêt.

Nous vîmes pas.ser les fiancées conduites par les matrones; elles marchaient sans chapeau sur la léte, couronnées de fleurs, couiertes d'un voile léger et transpalent, en silence et les yeux baissés. Les jeunes gens défilèrent ensuite. Démonax endjrassa Lysander, et lui souhaita bonne chance : il l'eut 1res heureuse : le hasard lui donna la belle Aspasie. Je ne doute pas que leur connivence n'ait dirigé le haard.

Des que les choix eurent été faits, on célébra leur hymen; el les nouveaux époux revinrent tranquillement se promener à la place publique, ce qui nous surprit beaucoup. « Votre grand ami, dit Phanor à Démonax, me parait bien apathique. Si j'étais à sa place, je ne resterais pas ici les bras croisés. » Démonax lui répondit que les nouveaux mariés élaieut obligés d'affecter un air d'indifférence , et de se montrer en public aux mêmes heures qu'auparavant. « Pourquoi? Rougit-on à Sparte du mariage , taudis qu'on fait gloire de voler adroitement ? — iNon; mais Lycurgne, pour rendre ses faveurs plus piquantes et .ses félicités plus durables, a voulu qu'il empruntât l'air mystérieux de l'amour. Un époux , pendant les premières années de son mariage, ne peut voir sa femme qu'à la dérobée; il doit, comme un amant, se couvrir de l'oinbre du secret. Dés qu'il sera nuit, vous verrez Lysander s'éclipser tout doucement . aller chercher sa chère Aspasie, et la conduire dans la maison ou Ihyiuen doit la couronner. • Eu ef et, des que la nuit eut étendu ses ombres, il disparut bien vite. Les rues de Sparle ne sont point édaiiées; il est même défendu de porter de la lumière. ■ C'est, disent-ils, pour nous accoutumer à marcher dans l'obscui ité. » Kous suivîmes le nouveau marié. Des qu'il fut vis-à->is delà porte de sa future, il monta, descendit avec elle, la piit .sous le bras ; ils marchèrent d un pas rapide, comme s'ils eussent craint d'être poursui» is. INous ne les perdîmes pas de vue : ils s'arrêtèrent devant une maison oii les attendait une vieille matrone. Le nouvel é, oux lui remit sa feimue et se relira. «H va .sou|)er comme de coutume, nous dit Démonax, et ne re\ iend: a ensuite que pour très peu de temps ; car il faut qu'il passe la nuit dans la chambre de ses camarades. Pendant son absence la matrone va raser la tête d'Aspa- .sie, la revêtir d'un habit d'homme, el puis elle la laissera .sans lumière, sur une paillasse, où elle attendra sou époux; ce n'est que dans l'obscurité que la victime se livre au sacrificateur. Lysander, en arrivant, la cherchera, remporieia.sur un lit placé tout auprès, lui détachera sa ceinture , et le niy.slere s'accomplira sans nous; ainsi nous pou\ ons nous rel irer. » En revenant , nous peidinies Phanor, qui ne rentra au logis que long-teiups après. Il dit qu'il s'était égaré et s'était trouvé au Plalaniste, où il a\ait respiré le frais. Nous nous couchâmes fort tranquillement.

Le jour naissait à peine, quand Démonax entra dans notre chambre d'un air effaré, le visage en feu, les yeux hors de la tête, en nous annonçant une grande désolation dans la ville, un événenieut épouvantable. Je lui demaudai si .luuon ou Diane avait suscité contre Sparte le sanglier de Calvdrm on le sphinx de Thèbes. — Ce n'est ni Diane ni Jnuiinl c'est Tisiphone, Alecto, Mégère, qui ont vomi le monsire qui nous déshonore! »En parlant ainsi, il .se promenait :'i grands pas, frappail des pieds, menaçait de la maiu. .4près quelques minnles de cette pantomime tragique, je le priai de nous taire le récit de la fatale catastrophe qui alaruiail la république. « Uu traître, un scélérat.

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s'éciia-t-il , a eu l'audace de prévenir mon ami auprès d'Aspasie; le monstre lui a ravi les premiers dons de l'hymen. Lysandercst furieux, ainsi que nos rois; les éphores et toule la ville font les perquisilions les plus riijoureuses pour découvrir l'auteur d'un pareil forfait. Malheur à lui, si on le trouve! Le viol est puni de mort par la loi. » Après celte narration, Dcmonax nous quitta brusquement pour aller consoler son auii et l'aider dans .ses recherches. Dès qu'il fut sorti , Phanor me dit : « iMon ami, il faut partir, il n'y a pas une minute à perdre!- — Pourquoi? quel motif si pressant?... — Parlons sans délai, je vous conterai tout en chemin. — Mais enfin, un mot, un seul mot. Je ne veux pas m'euftiir de cette ville comme si j'emportais la toison d'or ou le Palladium de Troie. — Eh bien ! je suis vengé des perdrix et du levraul volés ; c'est moi qui ai ravi les prémices de la belle Aspasie. —Vous! par Castor et Pollux! délo.jcons au plus vile.» Sitôt dit, sitôt fait. Nous nous niellons en roule, à pied, chargés de notre bagai^e, cheuiinanl àgrandspas; jamais nous n'avions été si lestes. Nous ne parlions point; nous tournions souvent la léle pour voir si nous n'étions pas poursuivis. Tout à coup nous enlendons galoper des chevaux derrière nous; la lerrenr nous saisit , noire san ; se fige. Phanor, pâle et tremblant, s'écrie :« Nous sommes perdus! ».le conservai ma présence d'esprit. Nous élions .sur les bords de l'Enrôlas, couverl.s de roseaux; nous nous cachons sous leur feuillage ; nous avions de l'eau jusqu'audessus de la ceinture; la siinalion était pénible; nous tremblions de tous nos membres, soil de froid, soit de frayeur. Les chevaux arrivent, passent, el nous respirons. Nous sortons de l'eau glacés el trempés comme des dieux marins. Nous nous enveloppons de nos inauleaux et nous poHrsui^ons notre roule. La vélocité de la marche nous rendit un peu de chaleur; mais la la,ssilude épuisait nos forces. Phanor, moins rol)usle que moi , counueiicait à se ralentir. Enfin, après huit heures de roule, nous trouvâmes des chenaux qui nous menèrent à Belmina, place située entre les confins de la Laconie et de l'Arcadie. Dès que nous fûmes hors de danger et retirés dans l'auberge, Phanor me dit d'un air rassuré ; « Avouez (|ùe ce tour en vaut un autre , et que je suis bien vengé de ce grand esco,;riffe qui m'avait escamolé mon gibier. Assurément les prémices de sa femme valcul bien deux perdrix el un levraut.— C'est une perfidie, un tour impardonnable ! — Oh ! c'est un coup de mailre ! Par Cerbère ! les Spartiates se permettent de voler, de faire des dupes, d'assassiner des hommes: et je n'aurais pas le droit de ravir la virginité d'une fille ! Cette nation orgueilleuse et farouche mérite toute la haine des autres. An reste, j'ai rendu .service à cet époux ; j'ai dépouillé ce charmant arbusle de loules ses épines. — Mais comment avez-vous pu réussir dans un projet dont l'audace m'étonne ? — Vous vous rappelez que Jupiter, sur les bords de l'Eurolas, se métamorphosa en cygne pour triompher de la belle Léda ; moi, qui n'ai pas l'honneur d'élre dieu, je n'ai qu'emprunté la figure d'un oiseau de miit. J'avais depuis longtemps le cœur ulcéré conire Lysander ; de plus, je brûlais pour les charmes d'Aspasie. Il vous souvient que, conduits par Déinonax, nous suivîmes les deux époux ; que Lysander se relira, et Déinonax nous coula tout ce qui allait s'exécutei- dans son absence. J'écoulai ce récit allenlivement ; l'idée de la vengeance se présenta à mon esprit, et l'amour entlamma mon audace. Vous vous retirâtes , je feignis de ^ous suivre; mais je revins m'adosser coulre

la porle d'une maison voisine: là, tapi dans l'ombre et dans un profond silence, j'attendis la sortie de la matrone. Elle descendit enfin, el lai.s.sa la porle entr'ouverte. Dès qu'elle fui éloignée, je moulai ; et comme les maisons de Sparle ont à peu près la même disiribulion, je trouvai aisément la chambre où la victime agitée attendait le sacrificateur. J'y entrai à tâtons, appuyant légèrement mon pied discret. J'enlendis alors une voix faible el timide qui me dit : « Est-ce vous, Lysander ? — Oui, répondis-je, d'une voix conirefaile, en allant droit au lieu d'où le son était parli. Je trouve celle beaulé sur le lit nuplial: je détache sa ceinture. 0 Jupiter ! ô dieu du jour ! vous fûtes jaloux de mou bonheur! Aspasie, animée de mes Iransporls, sensible ,'i mes caresses, me prodiguait les noms les plus affectueux, m'appelait son cher Lysander, son tendre époux; et je vis bien que les filles de Sparte ."Ont faites pour les plaisirs de l'hymen autant que pour les jeux du Gymnase.

«Cependant, au sein de mon ivresse, je n'oubliais pas que j'avais, comme Phlégias aux enfers, un rocher .suspendu sur ma léle. Je m'arrachai de ma couche voluptueuse, eu accablant ma tendre moilié de mes baisers. « Cher époux, me disait-elle du ton le plus doux, lu me quittes déjà ? — Hélas ! il le faul ! la loi, mon devoir, me conmiaiidenl ce sacrifice: • c'est ce que je lui répondis en fermant sa bouche d'un dernier baiser. Je m'évadai soudain, et me voici à Belmina, bien vengé du seigneur Lysander, et quitte envers la l'i^publique du bon accueil qu'elle m'a fail. Si l'on me blâme, qu'on se .souvieimeque Paris enleva Hélène, et que Priant, loin de la rendre à son époux , regarda son fils comme le vengeur des Troyens. Moi, je venge toute la Crèce; el cependant je suis moins coupable que Paris, car, au lieu d'enlever Aspasie, je lais,se à Sparle un petit ciloyen qui sera un jour la gloire et le soulieii de sa pairie. »

J'ajoulerai ici , pour finir le tableau de Sparte, que beaucoup de Sparliales ne sa\ent ni lire ni écrire, ou ne savent pas conqiter. Celle nation n'a aucune idée de l'as- Ironoinie ni des malhémaliques. Elle dédaigne la rhéto rique el l'éloquence. Çuelques-uns, moins ignorans, lisent les poésies d'Homère: mais celle ville n'a nul théâtre pour représenler les drames immorlds de Sophocle et d'Euri pide. Ils regardent les sciences connue des choses supertlues, et les appellent même des vices; comme si l'honnne sauvage valait mieux que l'homme civilisé, ou comme si la lumière n'était pas faite pour l'dil de l'hoinnie. Un d'eux me dil un jour que les Spartiates ne connaissaient pas l'ennui. « Ni les animaux, »luidis-je.

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