I. 0 Ce qui nous reste à acquérir. » [Edition de i
lez -vous savoir quelle est la mesure des richesses? La première est d'avoir ce qui nous est nécessaire; et la seconde, d'avoir ce qui nous suffit.
Argu:mekt. — I. H faut penser longtemps à faire un ami ; mais après l'avoir fait, il ne lui faut tenir rien de caché. — II. On n'est pas moins blâmable de ne se fier à personne , que de se fier à tout le monde. — HI. Le sage doit chercher le repos dans un honnête travail.
Vous avez mis les lettres que vous m'écrivez entre les mains d'un que vous me mandez être votre ami ; puis tout aussitôt vous m'avertissez que je ne lui communique pas entièrement tout ce qui vous touche, et me dites que vousmême n'avez pas de coutume de le faire; si bien qu'en une même heure vous l'avouez et désavouez pour ami. Mais à mon avis, vous Favez appelé votre ami d'un nom général, comme nous baillons le titre de monsieur à ceux que nous rencontrons par la rue, quand il ne nous souvient pas assez tôt comme ils s'appellent. Or oublions cela; mais je vous apprends que si vous estimez quelqu'un votre ami, de qui vous ne vous fiez autant que de vous-même, vous vous abusez entièrement, et ne savez pas ce que peut une parfaite amitié.
I. Délibérez de toutes choses avec votre ami; mais délibérez de lui-même premièrement. Après l'amitié contractée, i\ faut de la confidence'; devant que de la contracter, il faut du jugement; et ceux font les choses au rebours,