I. Signifier, désigner. — 2. En latin : familiares
tion qu'ils ont avec des personnes sordides, ils le perdront s'ils sont reçus en la compagnie de gens d'honneur. Ce n'est pas in foro seulement, vel in curia*, qu'il faut chercher im ami : si vous y prenez garde, vous n'aurez que faire d'aller si loin. Bien souvent une bonne matière chomme^ à faute d'ouvrier : faites-en la preuve. Un homme est malavisé qui marchande un cheval, s'il s'amuse à regarder la bride et la selle. Aussi est celui qui fait jugement d'un homme, ou par ses habits, ou par sa condition, qui n'est autre chose qu'une robe qu'il a tout à l'en tour de lui. Est-il serf? oui : mais peut-être il a l'âme libre. Est-il serf? Quel mal lui fait cela ? Montrez-m'en un qui ne le soit point. L'un sert aux femmes, l'autre à l'argent, l'autre aux honneurs et tous à la crainte en général. Je vous ferai voir un homme de qualité consulaire qui fait sa maîtresse d'une vieille, un riche qui sert une chambrière, et de jeunes gens des meilleures maisons qui servent à des comédiens. De toutes les servitudes la plus indigne, c'est la volontaire. Ne croyez pas ces glorieux qui vous disent qu'il ne faut pas faire bon visage aux serviteurs; gardez votre avantage, mais sans arrogance; faites qu'ils vous respectent, et non qu'ils vous craignent. On me dira peut être qu'à mon compte il faudroit affranchir tout ce qu'il y a de serviteurs, et qu'il n'y eût plus de différence d'eux à leurs maîtres. On se trompe, ce n'est point mon intention; mais, comme je viens de dire, je veux que les serviteurs respectent les maîtres, et non qu'ils les craignent. Je vois bien que c'est, direz-vous : vous voulez qu'ils vivent avec moi comme mes clients, ou comme gens qui me viennent voir à mon lever. Les Dieux se contentent qu'on les respecte et qu'on