‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 151 sur 295 · POUR MADEMOISELLE DE CONTI, MARIE DE BOURBON · texte numérisé non relu

POUR MADEMOISELLE DE CONTI, MARIE DE BOURBON

Louise de Lorraine, princesse de Conti , accoucha au Louvre, le 8 mars 1610, d'une fille qui fut baptisée le 19; « et, dit l'Estolle, pour ce qu'on voyoit qu'elle alloit bientôt mourir, par ordre de mondit prince (de Conti) ont été choisis et élus deux pauvres de la pai'oisse, savoir Jacques de Essart pour parrain et ]Martines Demares pour marraine, lesquels lui ont donné le nom de Marie, -o Elle mourut en effet le lendemain, « laissant, écrit Malherbe à Peiresc, Monsieur le prince son père fort affligé; car ce pau^-re père ne bougeoit d'auprès du berceau : c'étoit , à ce que l'on dit , la plus belle et la plus grande enfant qui se pouvoit voir. » Une copie autographe des vers de Malherbe, conservée à la bibliothèque de Carpentras, est intitulée : Sur la fille de Madame ta [>rincssse de Conti lorsqu'on en eut fait le portrait. Cette pièce et la suivante parurent, en 1627, dans le Recueil des plus beaux vers de ce temps.

Outre l'épitaphe en vers donnée ci-après (xlix), Malherbe en a aussi écrit ime en prose qui se trouve à la Bibliothèque impériale druis les Papiers de Baluze (ms. n° i33, p. 35).

N'égalons point cette petite Aux Déesses que nous récite L'histoire du temps passé , Tout cela n'est qu'une clunièTe; Il faut dire , pour dire assez ; 5

Elle est belle coninie sa mère.

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