‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 158 sur 295 · Etéoele et Polynice · texte numérisé non relu

Etéoele et Polynice

Que vivre au siècle de Marie,

Saus mensonge et sans flatterie ,

Sera vivre au siècle doré. 120

Les Muses , les neuf belles fées ,

Dont les bois suivent les chansons ,

Rempliront de nouveaux Orpliées

La troupe de leurs nourrissons ;

Tous leurs vœux seront de te plaire; 1 2 5

Et si ta faveur tutélaire

Fait signe de les avouer.

Jamais ne partit de leurs veilles

Rien qui se compare aux merveilles

Qu'elles feront pour te louer. 1 3 o

En cette hautaine entreprise ,

Commune à tous les beaux esprits ,

Plus ardent qu'un athlète à Pise ,

Je me ferai quitter le prix ;

Et quand j'aurai peint ton image , 1 3 5

Quiconque verra mon ouvrage ,

Avoùra que Fontainebleau ,

i33. Pise, ville d'Élide, située à peu de distance d'Olympie, où les jeux olympiques se célébraient tous les quatre ans. C'est de cette ville que parle Malherbe dans la vingt-huitième strophe de la variante de la pièce xxvir.

1 35-1 40. Dans l'édition de i63o, où ils sont publiés pour la première fois, et dans les suivantes, on a placé séparément et comme fragment les vers suivants, qui ne sont qu'une variante de cette strophe:

Et quand j'aurai peint ton image Connue j'en prépare l'ouvrage , Sans doute on dira quelque jour:

Quoi que d'Apelle on nous raconte, Malherbe pouvoit à sa honte Achever la mère d'Amour.

i88 POÉSIES, LUI.

Le Louvre , ni les Tuileries ,

En leurs superbes galeries

N'ont point un si riche tableau. 140

Apollon à portes ouvertes

Laisse indifféremment cueillir

Les belles feuilles toujours vertes

Qui gardent les noms de vieillir ;

Mais Fart d'en faire les coui^onnes r 4 5

N'est pas su de toutes personnes;

Et trois ou quatre seulement ,

Au nombre desquels on me range ,

Peuvent donner une louange

Qui demeure éternellement. 1 5 o

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