POUR LA REINE, MERE DE ROI, PENDANT SA REGENCE
Ménage déclare avoir appris de Racan que cette ode (imprimée seulement, et avec quelques incorrections, dans l'édition de ifiSo) « n'avoit ni commencement ni fin , et que ce n'étoit qu'un fragment. » — Elle fut composée, comme la précédente et comme les trois fragments lxv, jlxvi et lxvii, à l'occasion de la guerre des princes.
Si quelque avorton de Tenvie
Ose encore lever les yeux ,
Je veux bander contre sa vie
L'ire de la terre et des cieux ;
Et dans les savantes oreilles 5
Verser de si douces merveilles,
Que ce misérable corbeau ,
Comme oiseau d'augure sinistre,
Banni des rives de Caïstre,
S'aille cacher dans le tombeau. i »
Venez donc , non pas habillées Comme on vous trouve quelquefois , En jupe dessous les feuillées
y. Le Caïstre, fleuve de Tjydic, où l'on disait que les cvgnes abondjiient.