‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 19 sur 295 · Voyez p. 65, la pièce xvi · texte numérisé non relu

Voyez p. 65, la pièce xvi

2. Malherbe ajoute encore: « Je n'en nommerai point de petits témoins. La Reine mère du Roi ■*^'- "^ih la princesse de Centi, Mme de Guise, sa mère, M. le duc de iiellegarde, et généralement tous ceux qui alors étoient ordinaires au Cabinet, savent cette vérité; et savent aussi qu'une infinité de fois il m'a dit que je ne me misse point en peine, et qu'il me donneroit tout sujet d'être content. »

3. Voyez p. 69. La lettre d'envoi qui accompagnait cette pièce figure en tête des lettres de Malherbe, daus les anciennes éditions.

SUR MALHERBE. xxni

le sentit et recommanda Malherbe à son grand écuyer, M. de Bellegarde, qui lui donna mille livres d'appointements, et « l'entretint d'un homme et d'un cheval. » Cette générosité qui n'a surpris personne, m'avait paru assez singulière jusqu'au moment où j'ai lu dans Huet que M. de Bellegarde avait donné à Malherbe une place d'écuyer du Roi : s'il en est ainsi, il me semble très-naturel de supposer que les avantages que nous venons d'énuniérer, ou du moins une partie, étaient attachés à cette place'. Ce n'est pas tout . Malherbe de^^nt, probablement à la même époque, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi^, et les gages qu'il recevait en cette qualité, si, ce que tout porte à croii'e, ils étaient alors ce qu'ils furent cinquante ans plus tard, se montaient à deux mille livres ''.

La mort de son père, arrivée avant le mois de juillet 1606, vint encore augmenter son revenu*; mais cela ne l'empêcha pas, tant que vécut Henri IV, de solliciter, soit sur le trésor royal, soit sur un évêché ou une abbaye, une pension, que de son côté le Béarnais ne se lassa pas de lui promettre^; et en attendant

1. \J Estât de la France dans sa perfection [16^8) donne aux vingt pcuyers que le grand écuyer avait sous ses ordres sept cents livres de gages (p. ao5). Je lis en outre, dans VE/at de la France (17495 tome II, p. ?.oi), au chapitre des Ecuycrs ordinaires de la Grande Ecurie, qui, au dernier siècle, étaient au nombre de trois : « De ces écuyers, il y en a qui ont chacun cinq cents livres de gages, mille livres de livrées ou dépenses de deux chevaux, quatre cents livres pour états et appointements, sept cent vingt livres pour la nourriture de deux chevaux, cent quatre-vingt-deux livres dix sols chacun pour leur nourriture, qu'ils reçoivent par les mains de l'argentier. »

2. Suivant Huet, ce fut aussi M. de Bellegarde qui lui fit avoir cette charge.

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