Var. (lettre à Raceui du 18 octobre ifiaS
Quand je verrois Hélène au monde revenue
Pleine autant que jamais de charmes et d'appas, N'en étant point aimé , je ne l'aimerois pas.
Sitôt que je la vis, je lui rendis les armes.
Un objet si puissant ébranla ma raison,
Je voulus être sien, j'entrai dans sa prison,
Et de tout mon pouvoir essayai de lui plaire, 1 5
Tant que ma servitude espéra du salaire.
Mais comme j'aperçus l'infaillible danger
Où, si je poursuivois, je m'allois engager,
Le soin de mon salut m'ôta cette pensée ,
J'eus honte Je brûler pour une âme glacée; ao
Et sans me travailler à lui faire pitié.
Restreignis mon amour aux termes d'amitié.
XGVI