‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 213 sur 295 · A MONSIEUR COLLETET, SUR LA MORT DE SA SOEUR · texte numérisé non relu

A MONSIEUR COLLETET, SUR LA MORT DE SA SOEUR

liPIGIlA-iniE,

Publiée, pour la première fois, par Ménage. — Guillaume Colletet, membre de l'Académie française, né en i5g8, mourut en ifiSg. — On trouve, dans le second volume des Délices de la poésie française (1620), des vers adressés à Malherbe par Colletet, qui en a mis aussi quelques-uns en tète de la traduction des Epures de Sénèquc.

En vain, mon Colletet, tu conjures la Parque

De repasser ta sœur dans la fatale barque :

Elle ne rend jamais un trésor qu'elle a pris.

Ce que l'on dit d'Orphée est bien peu vérital)le.

Son chant n'a point forcé l'empire des Esprits, 5

Puisqu'on sait que l'arrêt en est irrévocable.

Certes, si les beaux vers faisoient ce bel effet,

Tu ferois mieux que lui ce qu'on dit qu'il a fait.

3. Malherbe a dit ailleurs (voyez pièce xcviii, vers 36), en parlant de Plulon :

Ce qu'une fois il tient, jamais il ne le rend-

:^oo POÉSIES, CXI.

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