Voyez la iKjtice qui précède cette Dédicace
2. Scipion Caffarclli, cardinal Borghèse, neveu dn pape Patd IV. 11 est nommé Bur^hesius dans l'édition de Rome, et Burgetitts dans celle de Paris.
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pas de ces pesantes machines, qui ne vont qu'avec un nombre infini de contre-poids et de roues. Elle se meut d'elle-même, et si naturellement, que je l'offenserois de la solliciter avec trop de soin. J'ai eu l'honneur que toutes les fois que je me suis treuvé devant vous, j'en ai été recueilli avec un visage et des caresses qui eussent convié un plus ambitieux que je ne suis à vous importuner plus souvent que je ne fais. Si aujourd'hui avec les mêmes démonstrations vous me daignez faire paroître que le désir que j'ai de vous plaire, quelque foible qu'en soit la preuve, ne laisse pas de vous être agréable, vous me ferez une grâce qui mettra mes contentements au point où je les souhaite, et m'obligerez, !Monseigneur, à chercher de plus importantes occasions pour vous donner de plus fortes assurances de la volonté que j'ai d'être toute ma vie et de tout mon cœur,
Votre serviteur très-humble et très-affectionné,
MA1.HEBBE.
SOIVBIAIRE DU XXXIIIe LIVRE DE TITE LIVE'.
Titus Quintius fait résoudre les Béotiens à s'allier avec les Romains. Philippe et lui cherchent à se rencontrer. Comparaison de la palissade grecque avec la romaine. La bataille se donne aux Cynocéphales. Philippe la perd. Quintius et lui confèrent. Androsthène, l'un des lieutenants de Philippe, est défait près de Corinthe par les Achaïens. Les Acarnaniens sont sollicités de prendre le parti des Romains. Pour en délibérer ils s'assemblent à Leucade. La chose ne réussit pas au gré des Romains. Ils assiègent Leucade, et la prennent. Ceux de Rhodes attaquent la Pérée, et défont Dinocrate, lieutenant de Philippe. Les Dardaniens entrent en la Macédoine. Ils sont défaits, et se retirent. Antiochus s'empare de tout plein de places en la côte de Cilicie et de Carie. Attalus meurt à Pergame. Il se fait un grand mouvement en Espagne. Philippe est battu en Thessalie par Quintius. Il envoie à Ron)e demander la paix. On députe des commissaires pour l'aller faire. Sempronius Tuditanus est défait et tué en Aragon. Prodiges expiés. Les Béotiens piqués du meurtre de Barcylas, leur capitaine général, assassinent les soldats romains. Ils sont rangés à la raison. Quintius et les commissaires s'assemblent à Corinthe. Les jeux isthmiens se célèbrent. La liberté des villes de la Grèce y est proclamée. Après les jeux, les députés d' Antiochus ont audience, puis ceux des communautés. L'assemblée py laïque se tient aux Thermopyles. Quelques esclaves prennent les armes en Toscane. Ils sont châtiés. Marcellus est battu par les Boies, et après il bat les Insubriens. Antiochus passe en la Chersonèse, et fait rebâtir Lysimachie. Cornélius y vient conférer avec lui. Un faux bruit de la mort de Ptolomée les fait séparer sans rien faire. Les prêtres prétendent exemption des frais de la guerre. Us en sont déboutés, et condamnés aux arrérages. Ll^n printemps sacré, voué vingt et un ans auparavant, est mis en exécution. Annibal est élu préteur à Carthage. Il veut réprimer l'insolence des officiers de justice, et à cette fin fait faire un édit, que leurs charges qui étoient h vie ne se-
1 . Il n'y a point de sommaire dans les éditions latines de 161 fi.
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roient plus qu'annuelles. 11 essaye aussi de réformer le désordre des finances. Cela lui acquiert force ennemis, qui donnent des avis à Rome contre lui. On députe à Carthage pour lui faire faire son procès. Il en a le vent, et s'enfuit vers Antiochus.
I'. Voilà comme se passa l'hiver. Aussitôt que le printemps fut venu, Quintius, qui voyoit que les Béotiens ne se déclaroient encore ni d'un côté ni d'autre, ne voulut pas demeurer avec cette épine en l'esprit^. Il partit donc d'Elatie, accompagné d'Attalus , que pour cet effet il pria de vouloir être du voyage, et passant par la Phccide se vint camper à cinq quarts de lieue de Thèbes, ville capitale de la Béoce. Le lendemain avec une compagnie de gens de pied, et les députés des villes qui le suivoient alors en assez bon nombre, il s'achemina droit à la ville, et commanda aux piquiers d'une légion , qui étoient deux mille hommes, de venir mille pas aprc'S lui. Antiphilus, préteur des Béotiens, vint au-devant de Quintius jusqu'à la moitié du chemin. Le reste du peuple, préparé , à cette nouveauté de voir ensemble un général d'ai'mée romain et un roi% étoit sur les murailles à les attendre. Il ne paroissoit à leur suite que bien peu d'armes, et encore moins de gens de guerre. Pour les piquiers, on ne les voyoit point, à cause du grand tour qu'on leur avoit fait prendre et des vallons où ils passoient à couvert. Comme Quintius approcha de Thèbes, il se mit à marcher au petit pas. Il sembloit que ce fiit pour recevoir ceux qui lui venoient faire des compliments, mais en effet c'étoit pour attendre les piquiers qu'il avoit laissés der-
1 . Nous avons indiqué les chapitres pour faciliter l'usage de cette traduction et la comparaison avec le texte de Tite Live. Ils ne sont marqués ni dans Malherbe, ni dans les éditions latines de 1616 : tout s'y suit sans un seul alinéa.