‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 33 sur 295 · Voyez plus loin, p. 849 et suivantes · texte numérisé non relu

Voyez plus loin, p. 849 et suivantes

XXXVIII NOTICE BIOGRAPHIQLE

fisamment établie^ et, à vrai dire, à cette époque où les quelelles étaient si fréquentes, oîi les parents et les amis, se soutenant les uns les autres l'épée à la main, changeaient si souvent un duel en mêlée, il n'était pas toujours facile, quand un des combattants restait sur le carreau, de savoir exactement par qui et comment il avait été frappé. Le récit de ïallemant me semble devoir se rapprocher assez de la vérité : « Voici, dit-il, comme ce pauvre garçon fut tué. Deux hommes d'Aix, ayant querelle, prirent la campagne; leurs amis coururent après; les deux partis se rencontrèrent en une hôtellerie. Chacun parla à l'avantage de son ami. Le fils de Malherbe étoit insolent ; les autres ne le purent souffrir ; ils se jetèrent dessus et le tuèrent. Celui qu'on en accusoit s'appelait Piles. Il nétoit pas seul sur Malherbe; les autres l'aidèrent à le dépécher. »

Marc-Antoine fut enterré dans l'église des Minimes^, à Aix, le sui lendemain de sa mort, le i5 juillet, et ce jour même le bon Peiresc écrivait au malheureux père une lettre touchante, que nous donnerons plus loin^.

Malherbe, c[ui croyait et pouvait croire à un assassinat, pouisuivit sans relâche les meurtriers, et surtout de Piles, que des témoins déclaraient avoir vu frapper Marc-Antoine avant que celui-ci « eût la main à l'épée*; » et il recommença comme demandeur le pénible chemin qu'il avait, les années précédentes, parcouru comme défendeur, pour ce même fils dont il voulait aujourd'hui venger la mort.

Un Extrait des registres du sénér/ial cl' Jix, imprimé de quatre pages, qu'a bien voulu me communiquer le savant bibliothécaire de Grenoble, M. Gariel, et qui était demeuré inconnu aux biographes de Malherbe, donne quelques détails intéressants sur

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