I. Balzac ne parle de l'affaire que comme d'un duel
'i. Aujourd'hui l'rglise des Dames du Saint -Sacrement. (Roux- Alpheran, Recherches, p. 89, note 2.)
3. ^'oyez Vjppendlce, j). liv. Le 27 juillet 1627, Malherbe n'avait j)oint encore reçu la nouvelle de la mort de son fils, car nous avons de lui, à cette date, une lettre adressée à Peiresc et où ii ne parle que de choses indifférentes.
4- ^'oyez à V Appendice, p. rv, une lettre inédite de Malherbe à M. de Bouillon.
SUR MALHERBE. xxxix
les premiers résultats du procès*. Nous y apprenons que, « sur la requête de Damoiselle Magdeleine de Corriolis, de la ville d'Aix, tant en son nom que comme femme et procuratrice générale de François de Malerbe, écuyer, gentilhonuue ordinaire de la chambre du Roi, querellante en assassinat et meurtre commis en la personne de M. Marc- Antoine de Malerbe, lui vivant avocat au parlement de Provence, son fils, etc., » le sénéchal d'Aix prononçant, par défaut, contre les sieurs de Piles et de Bormes, les déclara, le l 'i août 1627, un mois après le meurtre, « atteints et convaincus du cas et crinie de meurtre et homicide douleusement^ commis, » et les condamna à la peine de mort. Un troisième accusé, frère Louis de Villages, chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, bien que contumax, fut élargi à charge de se représenter « quand sera dit et ordonné.»
Le jour même, les condamnés appelèrent de cette sentence, qui ne les effraya pas plus que Malherbe n'avait été effrayé de celle qui, en des circonstances analogues et presque dans les mêmes termes, avait été rendue contre son fils deux ans auparavant.
Quelque temps après, il écrivait à un de ses amis de Provence qu'il attendait « que le conseil des parties fût établi en quelque lieu pour y continuer les poursuites contre les assassins et les mettre le plus avant qu'il pourroit dans le chemin de Grève. » « Tout ce que je demande, ajoutait-il, c'est qu'on nous baille un parlement. Les assassins disent qu'ils ne veulent pas de Grenoble. De ce côté-là nous sommes d'accord. Je me doute qu'ils voudroient Paris, mais je ne le veux pas. Le judaïsme s'est étendu jusque sur la Seine. Il seroit à souhaiter qu'il fût demeuré sur le Jordain, et que cette canaille ne fût point mêlée, comme elle est, parmi les gens de bien. Il n'y a remède. Ma cause est bonne; je combattrai partout avec l'aide de Dieu, fût-ce dans Jérusalem et devant les douze lignées d'Israël'. »
Il combattit, en effet, mais inutilement. Bien que Louis XIII « l'eût exhorté à faire prendre les drôles, l'assurant que du
I. Voyez-en le texte kV Appendice, p. lvii. — 2. Traîtreusement.
3. Cette lettre a été publiée pour la première fois, et d'après une copie du temps , par M. Roux-Alpheran (Recherches , p. 62). Elle n'est point datée et ne porte point de nom de destinataire.