‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 35 sur 295 · XI, NOTICE BIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

XI, NOTICE BIOGRAPHIQUE

l'esté il auroit justice^; i bien que Malherbe lui eût adressé, avec la belle ode contre les Rochelois, une lettre pathéthique^, grâce aux relations de leur famille avec le parlement de Provence, et à la protection du frère de Richelieu, de l'archevêque d'Aix^, les meurtriers échappèrent à sa vengeance. Suivant l'exemple que Malherbe leur avait donné lui-même, ils surent tirer l'affaire en longueur et la traîner de tribunal en tribunal, a Enfin, dit Balzac, qui le voyait tous les jours dans le fort de son affliction, on lui parla d'accommodement, et un conseiller du parlement de Provence, son ami particulier, lui porta parole de dix mille écus. Il en rejeta la première proposition, et nous * dit l'après-dîuée ce qui s'étoit passé le matin entre lui et son ami ; mais nous lui fîmes considérer que la vengeance qu'il desiroit étant apparemment impossible, à cause du crédit que sa partie avoit à la cour, il ne devoit pas refuser cette légère satisfaction qu'on lui présentoit, que nous appelâmes

Solatia luetus Exigua ingentis, misero sed débita patri^.

« Eh bien, dit-il, je croirai votre conseil ; je pourrai prendre « de l'argent, puisqu'on m'y force; mais je proteste que je ne « garderai pas un teston pour moi de ce qu'on me baillera. « J'emploierai le tout à faire bâtir un mausolée à mon fils. » Il usa du mot mausolée , au lieu de celui de tombeau, et fit le )ioëte partout ^. »

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