‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 64 sur 295 · Convenance, rapport · texte numérisé non relu

Convenance, rapport

2. On trouve cette orthogiaplie dans les éditions de Malherbe de ifîSg, 179.2 et 172'}. Voyez, la Notice bibliographique, p. ci et en.

Lxxxiv VIE DE MALHERBE

me contenterai de faire encore une remai'que de ce point dont ils étoient en contestation.

Au commencement que M. de Malherbe vint à la cour, qui fut en i6o5, comme nous avons déjà dit, il n'observoit pas encore de faire une pause au troisième vers des stances de six, comme il se peut voir en la Prière qu'il fit pour le Roi allant en Limousin, où il y a deux ou trois stances où le sens est emporté, et au psaume Domine Dominus nnstcr^, en cette stance et peut-être quelques autres dont je ne me souviens pas à présent :

Sitôt que le besoin excite son désir,

Qu'est-ce qu'en ta largesse il ne trouve à choisir?

Et par ton mandement, l'air, la mer et la terre

N'entretienuent-ils pas Une secrète loi de se faire la guerre A qui de plus de mets fournira ses repas?

Il demeura toujours en cette négligence pendant la vie de Henri le Grand, comme il se voit encore en la pièce qui commence :

Que n'êtes-vous lassées ,

en la seconde stance, dont le premier vers est :

Que ne cessent mes larmes,

qu'il fit pour Madame la Princesse', et je ne sais s'il n'a point encore continué cette même négligence jusques en 1612, aux vers quil lit pour la place Royale ^ : tant y a que le premier qui s'aperçut que cette observation étoit nécessaire pour la perfection des stances de six fut Maynard, et c'est peut-être la raison pour laquelle M. de Malberbe l'estimoit l'homme de France qui savoit le mieux faii'e des vers. D'abord Racan, qui jouoit un peu du luth et aimoit la musique, se rendit en faveur des musiciens, qui ne pouvoient faire leur reprise aux stances de six, s'il n'y avoit un arrêt au troisième vers. Mais quand M. de Malherbe et Maynai-d voulurent qu'aux stances de dix , outre

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