Apporté
3. Bibliothèque de (laqientras, manuscrits Peiresc, Reg. xli , tome I.
4. « Le sieur Dumonstier vous prie de l'excuser (écrit Malherbe à Peiresc le 20 janvier ifio8), à cause du temps qui est si rigoureux qu'on ne peut travailler; caj- certainement il n'y avoit ordre (moven) de manier le pinceau. Je le presserai, aussitôt qu'il dégèlera, de satisfaire à votre désir. >y
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maine se passa, celle-là et bien d'antres, et Peiresc, ne voyant rien venir, lui expédia, le a6 avril 1608, une nouvelle caisse « où il y a tout plein de poissons étranges de notre mer.... espérant que cela Texciteroit à lui envoyer les portraits. » — a II ne faut point perdre de temps, ajoutait-il, car si M. de iMalerbe vous échappe encore, vous ne le recouvrerez point facilement. J'entends qu'il s'en va en Bourgogne avec Monsieur le Grand, dont je ne pense pas qu'il puisse être sitôt de retour^ » Dumonstier dut terminer son travail vers cette époque, car c'est la dernière fois quil en est question dans la correspondance de Peiresc et dans celle du poëte.
A moins, ce qui est bien peu probable, qu'il n'en existât un autre exécuté aussi par D. Dumonstier, c'est le portrait fait pour Peiresc et représentant IMalherbe à l'âge d'environ cinquante-trois ans, qui fut gravé après sa mort, d'abord par Vosterman ^ pour orner la première édition de ses oeuvres (i63o), puis par Briot^. Ces deux gravures, fort belles, ont servi de type à cette multitude de portraits de toute grandeur'' publiés depuis le dix-septième siècle, et qui, altérés successivement, ont fmi par devenir complètement méconnaissables.
Le portrait qui accompagne notre édition est une reproduction fidèle de la gravure de Vosterman,
Enfin il existe à la Bibliothèque de Caen, mais je ne puis en parler que par ouï-dire, un troisième portrait qui paraît être de la première moitié du dix-septième siècle. C'est peut-être un des deux portraits dont il est question dans les dernières lettres de Malherbe à son cousin M. de Bouillon : il lui écrivait le 21 décembre 1627 : « Pour avoir mon portrait vous n'avez que faire de gageure. La demande que vous m'en faites
1. Bibliothèque de Carpentras, manuscrits Peiresc, Reg. xu, tome II, fo 447, v".
2. « Je suis Ijien aise que Wostreman se soit trouvé là pour tailler son portrait, » écrit Peiresc à Dupuy le 17 juin i63o. (Bibliothèque impéiialc, collection Dupuy, manuscrit 717, p- 97.)
3. Voyez l'édition d(>s OEuvres , de 16S8, et celle des Epi'/res de Séitèqtie, de 1(148.
4- lien existe vingt-huit (gravures ou hthographies) au cabinet des estampes delà Bibliothèque impériale. En 181 5, une souscription fut ouverte à Caen , par les soins de M. P. A. Lair, et le produit servit ;i frapjx'r une médaille qui fut gravée par M. A. Gatteaux.
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est trop obligeante pour ne la vous accorder pas. Je désire seulement que vous me donniez temps jusques à ce que nous soyons dans les chaleurs. Il est vrai que je nai jamais que mauvaise mine, mais en hiver je l'ai pire qu'en été. Je vous en ferai donc faire un ce mois de mai, et en ferai faire un autre pour me faire mettre en médaille, pour en tirer une cinquantaine et de cette façon satisfaire à beaucoup de personnes qui me font la même prière que vous. Il y a une douzaine de mes parents ou de mes amis à Caen à qui j'en veux donner. Il m'en faut pour cette ville et pour Provence. Ce ne seroit jamais fait de m'amuser à me faire peindre. » Le 2 1 janvier suivant, il lui renouvelait sa promesse pour le mois de mai. L'a-t-il tenue? cela est probable, et il est fort possible que l'un de ces portraits soit celui que l'on conserve à la Bibliothèque de Caen.
Quant à la statue de pierre que Segrais éleva à Malherbe, au portrait en pied exécuté par Robert Lefèvre, à la statue de bronze par Dantan qui se trouve à Caen , et à une autre statue de pierre qui figuie dans une des niches du nouveau Louvre, nous n'avons pas à nous en occuper.