‹ Œuvres complètes;Chapitre 142 sur 436 · Honoré du Laurens, archevêque d'Embrun de 1600 à · texte numérisé non relu

Honoré du Laurens, archevêque d'Embrun de 1600 à

5. Le manuscrit porte ici et trois lignes plus bas veloux; plus baut, par deux fois, le mot est écrit velours. Il y a d'autres irrégularités d'orthograpbe dans cette copie : pourté et porté, cérimonie et cérémonie, etc.

6. Les hanouards étaient les porteurs de ael, officiers du grenier à

tant des bonnets de Mantoue et des sangles couvertes de veloux noir, en écharpe : outre ceux qui la portoient, j'en vis neuf qui ne portoient rien, et étoient là pour relayer ceux qui portoient. Messieurs les présidents portoient les coins et côtés du drap d'or qui étoit sur l'effigie. Devant l'effigie immédiatement étoient deux huissiers de la chambre du Roi, et devant eux Monsieur l'évêque de Paris, et Monsieur l'évêque d'Angers, représentant le grand aumônier. Cette place de Monsieur de Paris fut fort disputée par Messieurs de parlement, qui le vouloient envoyer auprès du corps comme curé du Roi ; toutefois ayant été cette cérémonie regardée aux livres qui ont été imprimés des obsèques des rois Charles IX'' et Henri IP, qui étoient différentes', on suivit celle qui faisoit pour Monsieur de Paris. Après venoit un dais de drap d'or, porté par des archers de la ville*, puis les princes du sang et autres, qui étoient MM. de Conty et de Soissons , MM. de Guise, prince de Joinville * , et M. d'Elbeuf, à cheval, vêtus de robes de deuil à queues, portées par grand nombre de gentilshommes. Après marchoientMM. les ducs d'Espernon et de Montbazon, leurs queues portées chacun par un gentilhomme seul. Après suivoient neuf ou dix chevaliers de l'ordre, à pied, avec des robes de deuil, et environ quatre-vingts ou cent gentilshommes de la cour, vêtus de même; puis onze pages de la chambre, avec des sayes et bonnets de velours noir, l'épée au côté; et enfin lés quatre compa-

sel, au nombre de vingt-quatre. D'après les privilèges de leur charge, ils avaient le droit de porter le corps des rois jusqu'à la première de ces croix qui jadis se trouvaient sur la route de Paris à Saint- Denis. Là le corps était remis aux religieux de l'abbaye de Saint- Denis.

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