Le i5 juillet
i3. Le baron d'Arquy, suivant le Mercure français, i6ii,p. i3i. Il était l'agresseur.
14. Il fut décapité en effigie. Voyez la lettre 99. Son père, Claude Montescot, figure sur les états généraux des officiers de la maison de Louis XIII, à l'année 1611, comme secrétaire de la chambre, avec quatre cents livres de gaj^es.
i5. Jaqueline le Voyer, dite de Comant ou d'Escounian, femme d'isaac de Varenne. Elle avait accusé le duc d'Espernon et la marquise de Verneuil d'avoir fait assassiner Henri IV. Le 3o juillet 161 1, le parlement rendit un arrêt qui la condamna à « tenir prison perpétuelle entre quatre murailles. » Voyez son interrogatoire dans le Journal de l'Estoile, édition de 174 1, tome IV, p. 266; voyez aussi le Mercure français, 1611, p. i4 ^^ suivantes.
LETTRES A PEIRESC. a4i
s'est passé au fait de messire Louis Gaufridi et de Ma-
deleine de la Palud ; je crains bien que ce ne soit au mépris de l'auteur : un habile homme qui l'a vu m'en a parlé comme cela.
Il s'est fait une espèce de catholicon sur l'assemblée de Saumur", et dit-on que c'est une bouffonnerie assez plaisante : si je la recouvre, comme je l'espère, vous aurez votre part du passe-temps*'. Au demeurant. Monsieur, selon votre honnêteté accoutumée, vous m'avez fort obligé de me demander mon a\âs sur le dessein que vous avez de mettre quelque pièce au jour. J'estime trop et votre suffisance et votre jugement pour douter que ce ne soit chose digne d'être vue; c'est pourquoi je ne saurois sinon vous en louer, et vous exhorter toutefois que devant qu'il parte de vos mains, il soit si bien censuré de vous-même, que ceux qui y voudront mordre y laissent leurs dents. Ayant pourvu à cela, comme je m'assure que vous ferez, je ne vois point de sujet pourquoi vous ne puissiez, comme les autres, jouir de la gloire de votre labeur. J'approuve extrêmement les noms que vous donnez à ces nouvelles planètes ; et s'il m'est permis d'en dire mon avis, je dirois plutôt le petit Cosme et le grand Cosme que le Cosme intérieur et le Cosme extérieur*' : toutefois
16. Ce pamphlet est intitulé : Satyre menippée sur ce qui s'est passé en l'assemblée de Saumur au mois de juin, avec la représentation des Tableaux de la salle, et enricidssement des bordewres, par de Tantale, ministre de France, in-ia.
17. Malherbe a substitué ici passe-temps à plaisir, et, trois lignes plus \o\n, pièce à chose.
18. Les satellites de Jupiter avaient été découverts par Galilée; et Peiresc , après les avoir observés , eut pendant quelque temps l'intention de publier ses observations, comme on le voit d'après sa lettre à Malherbe. Mais il renonça à son projet lorsqu'il eut appris que Galilée allait faire imprimer les siennes. Voyez la Fie de Peiresc, par Requier, p. i32 et i33.
Mauisrbe. in x6
il n'y a pas beaucoup à choisir, sinon que vous eussiez peur d'offenser celui que vous nommerez le petit. Si votre œuvre est en françois, et que vous l'envoyiez imprimer par deçà, je présiderai à l'impression, et empêcherai qu'au langage il n'y ait rien que l'on puisse reconnoître pour étranger. Je vous ai assez de fois dit ce que vous pouvez sur moi, mais je ne le vous ai jamais su faire voir par effet. Cette occasion, et généralement toutes celles qui s'en *' offriront, me seront extrêmement chères ; et en toutes vous verrez. Monsieur, que je suis autrement que débouche votre serviteur très-humble et très-affectionné,
Malherbe.
11 y a cinq ou six jours que je baillai quatre cent vingt livres à M. de Valavez; je vous supplie, Monsieur, me faire cette faveur de les faire rendre à ma femme par delà.