‹ Œuvres complètes;Chapitre 241 sur 436 · Ce qui a donné lieu à cette fable · texte numérisé non relu

Ce qui a donné lieu à cette fable

vous gagnerez. Je vous mandai dernièrement que si j'avois un chiffre, je vous écrirois avec plus de liberté ; autrement il n'y a point d'apparence de le faire. Tout ce que je vous puis dire, c'est que l'homme oTo; lêiwcev , toToç

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(XTiptov^ Pour les affaires du monde, M. de Valavez les vous mande. Je pense vous avoir écrit que la fortune a tourné sa roue; et si ceux qui étoient au-dessus ne sont autant dessous, pour le moins sont-ils à côté, et prennent le chemin de descendre , si celte même inconstance ne les fait remonter. Quoi qu'il en soit, les choses sont à cette heure en ces termes. M. d'Espernon tient toujours le haut du pavé; il va par les rues fort accompagné, et toujours à cheval. Je vous en dirai davantage quand j'aurai plus de loisir; pour cette fois excusez-moi. Tenez-moi en vos bonnes grâces et en celles de Monsieur le premier président. Je lui ai écrit deux fois depuis un mois : je ne veux pas qu'il prenne la peine de me répondre; il me suffit de savoir de vous qu'il m'aime toujours, et que toujours vous et lui me tenez pour votre serviteur trèshumble et très-affectionné.

ia4« — A. Paris, ce a3* de juin.

Monsieur , je ne sais pas en quelle alarme vous serez en Provence par la venue de Monsieur le chevalier*, mais

5. « Quel il a vécu, tel il mourra; aucune espérance de repentir, et aucun signe d'amendement. » Une partie du quatrième mot n'est plus lisible sur l'autographe, où il y a un trou à cet endroit ; la désinence indique un futur, dont le sens doit être // finira, il mourra. C'est toujours de son beau-frère Châteauneuf que parle Malherbe.

Lettre 124. — i. « Le chevalier de Guise, lieutenant de Roi en

Si4 LETTRES A PEIRESC.

ici la guerre est morte tout à fait. Il y en a qui ne laissent pas de continuer leur voyage en Italie, mais il y en a d'autres qui l'ont rompu, La Reine dit hier, après avoir vu le courrier d'Espagne, que le roi d'Espagne avoit mandé au duc de Savoie qu'il ne verroit point le prince son fils qu'il n'eût mis les armes bas, et qu'il vouloit que devant que de traiter, il remît au duc de Mantoue les places qu'il lui avoit prises. Sur les trois'^ heures, allant au conseil des parties , selon la coutume qu'elle en a prise de nouveau, le jeune Parabelle ' prit congé d'elle ; elle lui dit : «< Allez ; mais je crois qu'il y aura aussi peu de guerre qu'ici. » M. de Vendôme n'est point de retour. La Reine ne veut point oublier le passé qu'il ne soit ou à Chenonceau ou à Ennet; mais elle veut qu'il sorte de son gouvernement* . M. de Boinville a eu réponse du roi d'Espagne, qui accepte l'offre de son service; il l'en a déjà remercié, et en a ce matin montré la lettre à la Reine. Il s'est trouvé en Espagne un homme de même humeur qui a fait à la Reine les mêmes offres qu'a faites M. de Boinville au roi d'Espagne, tellement que nous gagnerons de ce côté -là autant que nous perdrons. Si je puis recouvrer toutes ces pièces-là, vous les verrez. Il faut bien vous écrire de ces drôleries, ou ne vous écrire point; car il n'y a ici rien de sérieux, si ce n'est le refus qui a été fait par le parlement de ces édits qui lui ont été présentés. Les Toupinamboux* seront demain bap-

Provence, gouverna en l'absence du duc de Guise , son frère, l'an i6i3. » (Robert, VÈtat de la Provence, tome I, p. i5.)

2. Malherbe a substitué trois à quatre, qu'il avait écrit d'abord.

3. Probablement Henri de Baudéan, comte de Parabère, chevalier des ordres du Roi, mort le ii janvier i653.

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