‹ Œuvres complètes;Chapitre 247 sur 436 · A Paris, ce i8" d'août · texte numérisé non relu

A Paris, ce i8" d'août

Monsieur , vous n'aurez point de nouvelles pour cette fois, pource que la cour n'est pas ici. Demain elle y sera : si elle en apporte, vous en aurez votre part. J'ai eu ce matin l'honneur de dîner chez M. de Longueville, et y suis allé tout exprès pour savoir s'il y avoit rien à Monceaux, d'où il revint hier au soir; mais il m'a dit qu'il n'y a du tout rien. Ainsi faut-il que vous m'excusiez; quand M. de Merargues* partira, qui doit être, à ce qu'il dit, sur la fin de cette semaine, nous en serons possible'

a. L'amirale de Montmorency. Voyez plus haut, lettre» laS et lafi, p. 3i8 et Sig.

3. Henri-Marc-Alphonse- Vincent de Gouffîer, seigneur de Bonnivet, marié le 3o juin 161 5 à Anne de Monchi, fille de Jean de Montcavrel, brûlé avec elle en i645 dans un incendie qui dévora le château de BemieuUes.

Lettre 129. — i. Probablement Honoré d'Alagonia, seigneur de Meirargues, qui fut d'abord chevalier de Malte, puis se maria.

2. T>e\ant possible, Vautogra^phe -porte peut- es, commencement de peut-estre, que Malherbe a effacé avant d'avoir achevé le mot.

LETTRES A PEIRESC. SaS

mieux fournis , et alors ce que nous en aurons ne vous sera pas épargné. Il y a quelques jours que je baillai à M. de Valavez la médaille que je vous avois promise, qui est de celles que le Roi a mises sur la première pierre de l'aqueduc de Rongy. Je crois qu'il la vous envoyé par cette commodité. Dieu lui donne meilleure fortune que n'a eue celle de Sedan, que je vous envoyai par Pien^e le savetier dès le 4* de juin' ! Je vois que par votre dernière* vous me parlez de la réception de deux autres lettres que je vous ai écrites depuis ; cela me fait croire que le paquet où étoit la médaille ne vous a point été rendu : si vous ne l'avez, je verrai d'en recouvrer une autre. Je vous ai envoyé l'inscription d'une table de cuivre qui a été mise au même aqueduc, et un certain pasquin qui a couru en cette cour. Je vous le dis seulement pour avoir acte de mes diligences, et vous témoigner que votre paresse n'est pas contagieuse en mon endroit. Adieu, Monsieur : je vous baise bien humblement les mains, et vous prie de me tenir toujours pour votre serviteur très-humble et très-affectionné,

Fr. Malherbe.

En achevant cette dernière ligne , on me vient de dire que le fils du pauvre M. Boyer* est à l'extrémité. Celui qui le m'a dit venoit d'avec M, Salomon , que l'on est venu quérir pour l'aller voir. Vous verrez au premier jour un livre intitulé : Protector virtutis dwinissimse liber, c'est-à-dire, selon le sens de l'auteur, un livre d'un sol-

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