AVIS DES NOUVFXLES DE LA COUR
i6i3, novembre.
M. le maréchal de Fervaques mourut la semaine passée*'; le lendemain que la nouvelle arriva , M. le marquis d'Ancre se treuva maréchal de France, lieutenant du Roi en Normandie, et M. le marquis de Villeroy, son prétendu gendre", Heutenant du Roi en Picardie, aux places que ledit sieur marquis d'Ancre tient. Trois jours après, M. de Souvray est publié maréchal de France, et ne reste audit sieur marquis d'Ancre que la lieutenance de Roi en Normandie, et depuis, tout cela s'est changé à la Françoise: l'on se treuvoit un peu en bredouille. Mondit sieur marquis d'Ancre est demeuré maréchal de France, et a on donné ^* pour récompense à mon dit sieur de Souvray soixante mille écus, et la lieulenance du Roi de Normandie, donnée à RI. de Montbazon. La Reine a écrit aujourd'hui de sa main à Mme la maréchale d'Ancre, en ces termes ; A la maréchale d^ Ancre, ma cousine j tout de sa main. Mlle d'Aumale*^ la jeune est morte, de manière que tient-on qu'à présent le mariage de Monseigneur le duc du Maine avec celle qui reste se parachèvera. Peu d'heures auparavant sa mort, parlant au chirurgien qui la traitoit, [elle] dit qu'elle savoit bien que ce seroit lui qui l'ouvriroit; elle lui ordonna de la façon qu'elle vouloit qu'il mît ses entrailles et son cœur, et lui dit qu'il disposât de ses affaires, que bientôt il la suivroit , et qu'il en fît
i8. Cette annexe, fort incorrecte, n'est ni de Malherbe ni de son écriture. Au bas du verso du dernier feuillet, on lit : du S^ de Pibrac,