‹ Œuvres complètes;Chapitre 308 sur 436 · Voyez plus haut, lettre i5i, p. ^oi · texte numérisé non relu

Voyez plus haut, lettre i5i, p. ^oi

ma peine ; je saurai de lui et de ceux qui étoient présents comme s'est passée Tafifaire*.

M. le maréchal d'Ancre arriva hier dans une litière, à ce que Ton m'a dit, à cause de sa sciatique ; ceux qui le virent alors et qui le sont allés voir aujourd'hui m'ont dit qu'il a fort mauvais visage. Mme la maréchale d'Ancre étoit à la fenêtre de sa chambre à le voir arriver, et cria à ceux qui le descendirent de la litière : « Gardez de le blesser ! » M. de Valavez le vit passer, qui vous écrira l'équipage.

M. du Mains vient lundi prochain , et ainsi peu à peu nous ramasserons tous nos gens. Monsieur le Prince est à Valéry ; l'on dit qu'il s'en va prendre possession d'Amboise, et y mettra un nommé la Grange, son écuyer, qui est l'un de ceux qui l'avoient suivi en Flandres, du temps du feu Roi.

M. le marquis de Cœuvres est allé vers M. de Vendôme faire désarmer et ruiner les fortifications de Blavet.

Hier au soir, entre huit et neuf heures de soir, un homme inconnu fut pris en la cour du Louvre, près du petit degré qui va droit à la chambre de la Reine. L'archer, voyant cet homme de mauvaise mine, et qui se bouchoit®, lui demanda ce qu'il demandoit ; il dit qu'il cherchoit le Roi : enquis ce qu'il lui vouloit, il dit qu'il le vouloit tuer. Là-dessus il fut saisi et mené en la chambre de M. de Vitry, capitaine des gardes du corps, qui est en quartier là où il dit qu'il vouloit tuer le Roi ; et sa raison étoit qu'il ne croyoit pas que la paix put être en

Page 1