V affaire a été substitué à cette affaire
5. Telle paraît être la leçon de l'autographe. Malherbe a sans doute pris ce mot dans le sens où l'a employé Amyot {Vie de Numa, chapitre xvni) : 0 Alors le grand pontife tire la patiente toute bouchée (couverte, cachée, voilée) hors de la littiere. * Voyez le Dictionnaire de la langue française, par M. Littré, article boucher.
France autrement. Il fut fouillé exactement, et ue lui fut trouvé dague , couteau , ni fer quelconque ; et là-dessus , comme on lui demanda comme il le pensoit tuer, il dit qu'il le vouloit tuer de son aleine*. Ce mot d'aleine a déjà été commenté , et a-t-on dit qu'il avoit été saisi d'une longue alêne dont il vouloit tuer le Roi. M. de Vitry, qui le fouilla et le fit fouiller en sa présence, m'a dit qu'il n'avoit chose quelconque propre à tuer : seulement avoit-il force lettres dans ses poches, qui lui avoient été baillées à Metz, d'où il venoit, adressantes à plusieurs personnes de cette ville. Les uns disent qu'il est de Metz, les autres de Nancy. Quand il fut pris, il lui prit un grand tremblement et presque une défaillance. L'on dit qu'il avoit dit qu'avec le Roi il vouloit tuer toute la maison de Lorraine, pour la même raison ; que sans cela il ne pouvoit pas y avoir de paix en France. Il fut à l'heure même mené au Four-l'Evêque : l'on' a assuré Mme de Guise, à son dîner, qu'il avoit été mis entre les mains de la cour; mais cela étoit faux , car il est encore au Four-l'Evêque. Je crois qu'il fût fou, et ai cette opinion avec tout le monde ; mais in magnis stultitia luenda est aussi bien que fortuna* . L'on n'a rien dit de tout ce que dessus au Roi, de peur de l'intimider sans sujet. Leurs Majestés se portent fort bien, grâces à Dieu. Dieu les conserve en cet état !
Du ï" de juin, à Paris.
Celui qui fut pris pour avoir dit qu'il vouloit tuer le Roi s'appelle Isaac le Cardinal; il a dit être venu deux