Voyez tome I, p. aaS, la notice de la pièce txxn
4. Malherbe avait écrit d'abord : « des différends d'Allemagne et de ceux de Savoie ; » et sept lignes plus loin, au lieu des mots : « ne l'avoit pas porté, » il avait commencé par mettre : « ne le porteroit pas; » deux lignes après, il a substitué : a on le lui a envoyé, * à a on lui avoit envoyé. »
celet qui lui a été envoyé d'ici*. L'on disoit que M. le commandeur de Sillery ne l'avoit pas porté, toutefois il se trouve que si a. Je ne sais s'il l'emporta quand il partit, ou si depuis on le lui a envoyé; pour moi, je crois qu'il l'emporta quand et lui, mais qu'il avoit commandement* de ne le bailler qu'en cas qu'il vît les affaires en bon train, et que pour cette occasion on ne vouloit pas que l'on sût qu'il en fût chargé. Pour les autres affaires de cette cour, je n'y vois point de changement, sinon l'agitation ordinaire. L'on bruit que M. de Bullion est destiné chancelier de la petite reine ; et M. le président Chevalier, chancelier de Monsieur. Quelqu'un parlant à 16' pour M. de Champigny % il répondit que véritablement il étoit galant homme, mais que sa femme l'avoit donné à M. le président Chevalier. Monsieur l'ambassadeur d'Espagne, qui vit danser le ballet à Madame, n'y trouva qu'un point à redire, qui est que Madame n' étoit menée par le Roi. Beaucoup d'autres que lui firent la même observation; mais ce n'est pas l'humeur du Roi de se parer; si l'âge et l'amour ne changent son inclination, il ne sera curieux que de ce qui est solide ': ceux qui vivront verront ce qui en sera ' ; pour moi, j'ai opinion que ce sera un très-grand et très-bon roi. Si nous avons passé le temps à Paris, M. de Longueville a fait à Amiens ce qu'il a pu pour ne s'ennuyer point. 11 a été fort accompagné de noblesse durant tout