‹ Œuvres complètes;Chapitre 349 sur 436 · Devant fourni, il y avait le mot avancé, qui a été rayé · texte numérisé non relu

Devant fourni, il y avait le mot avancé, qui a été rayé

que votre éloignement m'avoit fait intermettre*. Je vous écrivis, il y a quatre ou cinq jours, par une voie que m'offrit M. Ycart ; celle-ci est par un messager de pied qui, à mon avis, ne sera pas à Aix que les nouvelles qu'il vous portera ne soient surannées. Je ne vous dirai donc autre chose que le retour de M. de Longueville : je ne l'ai point encore vu ; voilà pourquoi je ne vous puis rien écrire de cette affaire-là. Nous attendons M. le commandeur de Sillery cette semaine prochaine ; il devoit partir le i8® de ce mois^ : ce que je vous en dis, je le tiens de M. Desmarais', gendre de Monsieur le chancelier, qui m'a dit aussi qu'il s'en va en Angleterre* incontinent après Pâques, où il se promet de faire des merveilles. Nous avons ici des gens qui font fort les échauffés pour aller en Savoie ; mais la Reine les menace fort et ferme* ; et un appelé Montaret*, qui y est allé, si la Reine ne s'apaise, aura perdu huit cents écus de pension qu'il avoit. La Reine dit qu'elle a en main de quoi contenter M. de Savoie, et que dans quatre mois la paix sera faite. L'on parle de faire le voyage de Rayonne au mois de juin ; et certainement, pour être revenu devant l'hiver, il faut bien partir à cette heure-là. J'oubliois à vous dire que la reine Marguerite mourut hier au soir à onze heures'. M. de Valavez a été la voir; pour moi, je la tiens pour

Lettre i8a. — i. Intermettre, interrompre.

2. La date est en chiffres romains : «. le xviii^ de ce mois. »

3. Gaspard Dauvet, seigneur des Marests, avait épousé, en i6oi, Jeanne Brûlart, fille du chancelier Nicolas Brûlart.

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