‹ Œuvres complètes;Chapitre 379 sur 436 · Que vous doutiez a été ajouté dans l'interligne · texte numérisé non relu

Que vous doutiez a été ajouté dans l'interligne

aoo. — A Paris, ce dimanche a 5" de juin'.

Monsieur, vous êtes le premier qui m'avez donné des nouvelles du succès de mon affaire de Toulon'. Il y a longtemps que je sais votre soin à obliger vos amis. Tout le monde n'y va pas de même pied que vous. Je vous en remercie de tout mon cœur, et désire qu'en une meilleure occasion je vous puisse témoigner la même diligence. La favorable expédition que j'en ai eue a bien été ma première joie ; mais la plus grande a été la confirmation que j'y vois • de la bienveillance de Monseigneur le garde des sceaux*. S'il m'en vient quelque chose, je ne le tiendrai d'autre que de lui, comme certainement son appui est la seule considération qui me tient à la cour. Dieu me fera, s'il lui plaît, la grâce que devant que je prenne le dernier congé des Muses, je ferai' quelque ouvrage qui me déchargera, non de ce que je lui dois, car il y auroit de la présomption de l'espérer, mais du blâme d'ingratitude que je mériterois infailliblement si je ne disois rien d'une vertu si grande et que j'ai eu l'honneur de connoître de si près. Pour les lettres patentes qu'il me faut avoir en

Lettre aoo. — i. Peiresc était alors avec du Vair à Fontainebleau ; car à la cour comme en Provence il vécut dans la plus grande intimité avec du Vair, et il recueillit sous le titre d^ Anecdotes de H histoire de France, tirées de la bouche de M. du Fair et autres, une série de faits curieux qui ont été publiés à la suite des Mémoires de Marguerite de Valois (édition de la Bibliothèque elzévirienne). Il y est question de Malherbe aux pages 3i6 et suivantes.

2. La concession de terrain dans l'enceinte du port de Toulon^ Vovez tome I, Notice biographique, p. xxvi.

3. Que fy vois a été substitué à que fy ai eue. Deux lignes plus loin, Malherbe avait d'abord écrit : « son seul appui. »

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