Camerades est la leçon du manuscrit
4. Après le lendemain^ le manuscrit porte les mots à midi, effacés.
56o LETTRES A PEIRESC.
que vous donne M. de Saint-Clair sont entre mes mains; mais je n'ai pas voulu les mettre dans ce paquet, de peur que l'opinion que l'on auroit que ce fût quelque chose de meilleur leur fît courir fortune. Je les vous porterai moimême, Dieu aidant, dans dix ou douze jours; cependant je vous en ai voulu donner cet avis, afin que si vous le voyiez*, vous lui en fassiez le remerciement. Je n'oserois donner un hardi jugement en chose où je me connois si peu, mais certainement je ne ci'ois pas que ce soit rien de bien rare. L'une est un Adrian % qui a pour son revers une femme, avec ce mot fides^ et un autre qui est effacé. Les deux autres sont de même gi-andeur et de même matière que nos doubles de cuivre; il me semble que j'y ai \a Constantinus. Outre cela il y a une quatrième pièce', comme une tête de clou de cuivre , de la grandeur d'une médaille ordinaire, où il y a un aigle qui a les ailes ouvertes, que je n'estime du tout rien; mais à vous, doctes. Je me suis informé de l'affaire du sieur de Heudreville ; tout ce que j'ai pu apprendre, c'est qu'il y a en cette province deux gentilshommes qui portent ce nom, l'un auprès d'Argentan, et l'autre au quartier de Rouen. S'il vous plaît , vous m'avertirez lequel c'est ; et devant que je parte, je donnerai ordre de treuver quelqu'un qui soit assez son ami pour obtenir quelque chose de lui , afin que vous connoissiez en cela, comme partout ailleurs, que si je ne me revanche des obligations que je vous ai, je ne laisse pas de les ressentir comme je dois. J'ai reçu le paquet de Provence, dont je vous rends mille grâces , et vous offre toute sorte de services pour tant de peines que je continue à vous donner. J'ai recouvert ici un ma-