Les mots «ne ^«afrième^iècg ont été ajoutés après coup
nuscrit de quelques mémoires fort particuliers de l'état de la France* après la bataille de Saint-Quentin, qui commence au siège de Calais, et finit à celui de Thionville ; mais ce n'est qu'un fragment : je crois que vous le jugerez fait de la main d'un habile homme , et qui étoit dans les affaires, et désirerez comme moi qu'il fût plus long et plus entier; tel qu'il est, vous le verrez et en disposerez comme bon vous semblera. Adieu, Monsieur : je vous baise bien humblement les mains, et vous prie de me tenir toujours en vos bonnes grâces, comme votre* trèshumble et très-obligé serviteur,
Malherbe.
Je n'oy rien des galères de Provence; cela me fait croire qu'elles sont encore à Marseille.
A Gaen, ce 5" de novembre.
Monsieur, il y a trois ou quatre jours que j'avois fermé ce paquet; mais les messagers n'étant pas partis sitôt que j'espérois, et ayant aujourd'hui leçu une segonde lettre de vous, il me l'a fallu rouvrir pour rafraîchir la date de ma première, et vous faire une segonde réponse. Voici certainement une année funeste en toutes façons : je plains grandement la mort de tant d'honnêtes hommes; mais conmie nous sommes plus sensibles en ce qui est de notre intérêt, j'ai eu un déplaisir particulier delà mort du pauvre M. d'Andilly *'. Dieu, qui nous envoyé ces su-
8. Malherbe avait mis d'abord : « de l'état de France, » puis il a ajouté la en interligne.