‹ Œuvres complètes;Chapitre 416 sur 436 · Voyez la lettre 216, p · texte numérisé non relu

Voyez la lettre 216, p

6. Le papier est coupé à la place où devaient être le mot serviteur et la signature.

LETTRES DE M. DU BOUILLON. SgS

quartiers tous curieux de nouvelles, mais si malheureux pour une bonne ville, que nous en sommes toujours ou les derniers ou très-mal informés. Tandis que mon cousin Malherbe étoit à Paris, nous tirions ce secours de lui • en son absence, faites-moi cette grâce que de commander à votre secrétaire de me donner la copie de celles que vous recevrez, s'il y a quelque chose de considérable. En Cîette demande, que vous jugerez peut-être incivile et trop hardie, ne vous imaginez pas que je souhaite que vous vous donniez la peine de m'écrire : rien moins; à Dieu ne plaise que j'abuse jamais de l'honneur de votre bienveillance, en désirant de vous des choses injustes ! Je sais par connoissance combien vous êtes arrêté dans l'occupation d'affaires très-sérieuses : aussi je tiendrois à crime de vous en divertir. Si vous me concédez ce que je désire, ce sera à celte condition, s'il vous plaît, que vous ne ferez que commander : ce sera un commerce entre votre secrétaire et moi, que vous autoriserez de votre nom conune font les bons maîtres envers leurs serviteurs fidèles. Si vous m'obligez, Monsieur, de cette courtoisie, vous accroîtrez les obligations dont mon cousin Malherbe vous est redevable, parce que ce sera une faveur extraordinaire que vous donnerez, non à ma personne , mais à son nom. En attendant qu'il vous en remercie, permettez que je fasse des vœux pour votre prospérité, en qualité. Monsieur, de votre très-humble

et très-obéissant serviteur,

Du Bouillon.

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