‹ Œuvres complètes;Chapitre 57 sur 436 · D'Auxerre, ce 20* d'août · texte numérisé non relu

D'Auxerre, ce 20* d'août

Monsieur, il n'y a pas une de vos lettres où vous ne me donniez quelque témoignage de votre bonne volonté ; mais particulièrement vous m'avez infiniment obligé en la dernière, de m' avoir averti de ce qui s'est passé à mes dépens en l'affaire de M. de la Ceppède* ; je l'estime et l'honore trop pour lui vouloir laisser une mauvaise impression de moi ; c'est pourquoi ^ je vous veux dire de fil en aiguille ce que je sais de cette histoire. Lorsque la nouvelle de la mort du président Reauville ' arriva , le Roi étoit à Fontainebleau; la première chose qu'il dit, ce fut : «Voilà de quoi faire achever mon canal* ; » car, par intermède, il faut que vous sachiez que ce canal est aujourd'hui sa passion prédominante, et qu'avec ces chaleurs qui ont été excessives s'il en fut jamais, il étoit ordinairement assis sur une pierre depuis cinq et six heures du matin jusques à midi, sans parasol ni ombre quelconque, à voir travailler ses maçons. J'étois lors à Paris, où, un jour entre autres , m'étant trouvé en une compagnie où , parmi les nouvelles du temps , cette-ci fut mise sur le tapis, il fut dit par un des plus huppés que l'avocat Lau-

Lettre 35. — I. « Une damoiselle, écrit Peiresc à Malherbe, dit à Mlle de la Coste (parente de M. de la Ceppède ) depuis peu que vous aviez écrit de la cour que son office {de président) n'étoit point encore à lui. £

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