X NOTICE PAR M. BAZIN
été faite la copie pour l'imprimé, ont disparu du recueil autographe, avant le numérotage.
Le second volume est un véritable fouillis; il commence par des lettres de Malherbe qui devraient être la suite du recueil précédent, mais qu'on a rangées au hasard, sans souci de leurs dates, la plus ancienne étant la dernière, sans que la plus nouvelle soit la première, comme au moins l'ordre inverse le voudrait. Ce commencement du volume fournit 54 pièces à la correspondance de Malherbe. Mais il manque déjà deux des pièces numérotées (33' et 36) et plusieurs lettres imprimées de cette période, qui ne se sont plus retrouvées au numérotage. Le reste du volume contient des lettres de plusieurs personnes, notamment de Gassendi, jusqu'au nombre de 184 en tout*.
Des 219 pièces du premier volume et des 54 du second, ensemble de celles qui ont disparu, l'éditeur de 182a avait fait a 1 7 lettres. C'était encore trop. En déduisant les post-scriptums, les pièces jointes, les enveloppes, les pièces étrangères à la correspondance, en réunissant à la lettre d'envoi les feuilles de nouvelles ou gazettes, nous sommes arrivés à ne compter que 210 lettres, proprement dites, avec leurs annexes. Encore avons-nous introduit dans ce nombre la lettre retrouvée du 25 juin 16 17, qui a de l'importance. Quant à dix autres également retrouvées, qui sont de simples billets, nous avons cru suffisant de les adjoindre avec le titre bis à celles qui les précèdent dans l'ordre des dates*.
Pour ce qui est de la correspondance elle-même, correspondance qui n'est pas réciproque et dont nous ne voyons qu'un côté*, celui qui vient de Malherbe, elle commence au mois de février 1606, peu de temps avant l'époque où Malherbe vint se fixer à Paris, et elle finit au 3 avril 1628, six mois avant sa
1. Le numéro 33, recouvré depuis, a été rétabli dans le volume. (Lud. L.)
2. Il y a dans le volume i85 numéros ; le 184" manque. (Lud. L.)
3. Tout ceci, ainsi que les calculs qui suivent, s'applique à la copie préparée pour l'impression par M. Bazin , et nullement à notre édition. Voyez plus haut, p. iv. (Lud. L.)
4. Nous avons dit dans notre Préface (voyez p. m et iv) que les lettres de Peiresc à Malherbe sont à Carpentras, où nous sommes allé les consulter et en prendre des extraits pour notre commentaire. (Lud. L.)
NOTICE PAR M. BAZIN. Xt
mort ; mais ces vingt-deux années sont fort inégalement fournies de lettres, tantôt à cause de quelque voyage que fait Malherbe , taniôt à raison de la présence de Peiresc près de son ami.
Ainsi nous trouverons :
De 1606 9 lettre».
De 1607 14 —
De 1608 10 —
De 1609 14 —
De 1610 a5 —
De 1611 18 —
De i6ia 5 —
De i6i3 33 —
De 1614 34 —
De i6i5 ai —
De 1616 o —
De 1617 I —
De 1618, 1619, i6ao o —
De i6ai i5 —
De i6aa 7 —
De i6a3, i6a4, i6a5 o —
De i6a6 i —
De i6a7 a —
De i6a8 i —
Total aïo lettres.
On voit par ce tableau que les années les plus remplies sont les premières, de 1606 à 161 5, sauf l'année 161 2 que Peiresc passa presque entière à Paris. En 1616, il y suivit le premier président du Vair, nommé garde des sceaux, et ne retourna en Provence qu'à la fin de 1621. Dans cet intervalle, les quinze lettres de 1621 proviennent d'un voyage de Malherbe en Normandie, d'où il écrivait pour avoir plutôt que pour donner des nouvelles. Les sept lettres de 1622 partent de Provence, où Malherbe était allé revoir sa femme après seize ans d'absence'. Le vide des années suivantes annonce peut-être quelques lettres perdues, mais surtout beaucoup de paresse et de
I . Il faut lire après onze ans d'absence, car Malherbe a fait en 1616 un voyage à Aix. (Lud. L.)