Voyez la lettre précédente, p. 100, note a
5. Malherbe avait d'abord écrit : « quel aura été le succès de son voyage. »
6. Les édits somptuaires. Voyez l'Estoile, août et septembre 1609.
LETTRES A PETRESC. io5
quérir M. des Diguières', qui a pris l'eau à Rouane. n emmène toute rinfanterie' de M. de Créquy. Ses gens, qui lui sont venus retenir un logis, disent qu'hier il étoit à Nevers, et que dans huit jours il sera en cette ville. Si je n'oublie rien, voilà tout ce que nous avons. Je vous remercie, Monsieur, de l'affection que vous portez à Marc- Antoine ; car ce ne peut être que de là que part le témoignage que vous lui rendez. Je prie Dieu qu'il lui fasse la grâce de se rendre digne de la bonne opinion que vous avez de lui, et de vous faire paroître quelque jour qu'il est, comme son père, votre serviteur trèsaffectionné,
Fr. de Malerbe.
Je vous supplie de baiser bien humblement les mains à M. le président de la Ceppède, et l'assurer que je suis son très-humble serviteur.
5a. — A Paris, ce ai* de septembre.
Monsieur, je suis bien aise que ma diligence vous contente, puisque c'est le seul moyen par lequel je vous puis témoigner ce que je vous suis ; mais je me fâche que vous rompiez la trêve que nous avions faite de cérémonies. Si celle de Flandres n' étoit mieux gardée, les affaires de ce pays-là n'iroient pas bien. Quant à moi, je suis résolu de la garder, et sans contravention, pour vous convier à en faire de même. Nous avons eu ici force nouvelles depuis que je ne vous ai écrit; mais à faute de messager par qui je les vous pusse mander, elles sont vieillies entre mes
7. Le duc de Lesdiguières, nommé récemment maréchal de France, venait à la cour pour prêter serment en cette qualité.