Voyez plus haut, lettre Sa, p. io6, note i
9. Les mots : « un que vous connoissez m'a dit, » ont été ajoutés après coup, au-dessus de la ligne.
LETTRES A PEIRESC. ii5
d'hui. L'édit des habillements, et tout plein d'autres, est*' ~~ — réservé à cette Saint-Martin. Cela m'a fait ébahir de ce que vous m'écriviez que vous l'alliez publier. Pour celui des duels, il est fort bien obéi, tellement qu'il n'a point encore été besoin d'en punir personne. Ce conte que l'on vous avoit fait du soufflet donné par le bourreau est une pure billevesée '* . J'avois donné charge à quelques relieurs de me trouver quelque gentil garçon qui reliât bien. Hier, Provence me fit parler à un qui me promit d'y aller. Je le ferai voir à M. de Valavez, qui le vous mènera si bon lui semble. On m'a fort assuré de sa suffisance, qui ne me fut suspecte qu'à faute de barbe. Ce sera peut-être de ces fruits hâtifs : hormis le défaut d'âge, je crois qu'il vous contentera, et que vousenchevirez*' comme vous voudrez. Adieu, Monsieur : voilà pour cette heure tout ce que vous aurez de moi; je m'endors, il est une heure. J'ai donné ce soir des vers au Roi. M. de Valavez en veut être le porteur, sans cela vous les eussiez eus par ce messager. Adieu encore un coup. Monsieur; je vous baise bien humblement les mains, et suis votre très-humble serviteur.
Monsieur le général ** a fait ce soir la révérence à la Reine, dans son cabinet.
10. Malherbe avait d'abord mis sont^ qu'il a ensuite remplacé par est.
1 1 . Peiresc avait écrit à Malherbe : a On conte ici des belles nouvelles d'un gentilhomme qu'on dit avoir été condamné de par delà par les maréchaux de France à soufTrir un soufflet par la main du bourreau. »
la. Chevir, venir à bout, être maître de quelqu'un ou de quelque chose.
i3. Le général des galères, Philippe-Emmanuel de Gondi, comte de Joigny, marquis de Belle-Isle, mort en i66a.