‹ Œuvres complètesChapitre 203 sur 237 · DAMON · texte numérisé non relu

DAMON

Des représentants!

MARAT

^'on ; des rebelles , morbleu !

Barbaroux, leur ami, met l'Occident en feu. Plus d'une fois déjà j'ai demandé leurs têtes; Mais la Convention ne lit pas mes requêtes. On me croit morii3ond, n'est-il pas vrai? — Tout beau, Messieurs ! ne pleurez pas déjà sur mon tond^eau.

U va vers la table, et y prend une lettre.

Cette troisième lettre est aux autres pareille ;

Si la Convention fait encor sourde oreille.

Malade, frissonnant, fiévreux, je me ferai

Porter à la tribune, et je vous la lirai.

— Pour toi, Danton, j'aurai l'œil sur tes défaillances.

Ami de Dumouriez , veille à tes alliances.

Je ne sais par quel dieu son bras fut désarmé,

Mais Achille a paru bien mou, le trente-un mai.

adversaire courtois, sous une forme rude.

Tu frappais la gironde avec mansuétude;

Tu regrettais de vaincre et de couper les fleurs

Dont .s'émaillait l'esprit de ces jolis parleurs.

Si bien que, débutant par des coups de tonnerre,

L'orage s'épuisait en fracas débonnaire.

La haine est pour ton cœur un fardeau trop pesant ?

Tant pis! — Il faut haïr un parti malfaisant.

L'indulgence est un jeu plus brillant, je l'avoue;

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