‹ Œuvres complètesChapitre 57 sur 237 · ACTE TROISIÈME. JOI · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME. JOI

A qui, plus que jamais, votre respect est dû

Pour la dédommager du nom qu'elle a perdu.

— Je n'ai plus qu'une chose à vous dire, et j'achève.

Du pied de vos dédains mon orgueil se relève;

Je renonce à la plainte, enfin. — Persévérez;

Vous ne m'entendrez plus, mais vous me reverrez.

Oui! vous me reverrez; acharnée à vous suivre,

N'espérez même pas que ma mort vous délivre.

Du milieu du bûcher qui brûlera mon corps,

J'emporterai vivant mon courroux chez les morts;

Je parcourrai le Styx, attestant les dieux sombres;

De l'enfer tout entier j'ameuterai les ombres.

Et, le jour où sur vous planeront des malheurs, ♦

Ce jour-là je promets mon spectre à vos pâleurs.

Adieu.

En so détournant.

— Viens maintenant, ô justice céleste!

Brute m'a condanniée ; à moi le soin du reste. Je me dois à moi-même un cruel châtiment Pour me punir du choix de cet indigne amant.

Elle sort.

SEXTUS, seul.

Va-t'en donc chez Pluton chercher des dieux propices ! Pour moi , des dieux plus doux auront mes sacrifices.

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