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2. On sait que la Faculté des arts était partagée en qua're nations dans lesquelles les écoliers et les maîtres étaient rangés selon leur lieu de naissance.

C'est-à-dire dont le nom honorable est inscrit sur mes tentes et mon pa\'illon*.

Item, et à mon plus que père

Maistre Guillaume de \'illon, Qui m'a esté plus doilx que mûre A enfant levé de maillon, etc-

Ce Guillaume de Villon est à présent très bien connu. Il s'appelait lui-même ainsi, nullement « à cause des tromperies qu'il aurait faites en sa vie )\ mais parce qu'il était originaire du village de Villon, près Tonnerre. C'était un notable et grave personnage. Il est qualifié « chapelain de l'une des chapelles de l'autel de saint Jean l'évangéliste, en l'église de Saint-Bcnoît-le-Bicntourné, maître es arts, et bachelier en décrets'». Il fut à diverses reprises le procureur d^ la communauté des prêtres do Saint-Benoît, dont il faisait partie depuis 1427 ou 142S. Il avait plusieurs maisons dans le cloître Saint-Benoît. Il mourut plus que sexagénaire en i46S,léguantàla communauté l'hôtel de la Porte-Rouge, dans ledit cloître, qu'il possédait depuis 1433.

Tel était le patron dont le p>octe prit le nom qu'il transmit à la postérité. Mais. lui. comment s'appclait-il premièrement? Il s'appelait François des Loges, ainsi qu'il résulte d'un acte authentique reproduit dans les récentes publications de MM. Vitu et Longnon. Il est vrai qu'un deuxième acte mis au jour par les mêmes érudits fournit immédiatement un autre nom que celui-là.

Mais voyons d'abord ce que nous apprennent ces documents exhumés des Archives nationales.

En 1455, François Villon habitait au cloître Saint-Benoît, très probablement chez son protecteur et père adoptif dont nous venons de parler. Le jour de la Fête-Dieu, après souper, vers neuf heures du soir, il était assis en la rue Saint-Jacques, sur une pierre, au-dessous du cadran et de

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