DU DRAME LE CIEL ET LA TERRE
* Le Ciel et la Terre, mystère, fut écrit à Ravenne, en octobre 4 821. En l'envoyant le mois suivant à M.Murray, lord Byron écrivait: — «Voici un drame lyrique Intitulé mystère ; vous le trouverez suffisamment pieux, je l'espère ; car quelques-uns des chœurs pourraient avoir été écrits par Sternhold et Kopkins eux-mêmes, surtout pour la mélodie. Comme il est plus étendu, plus lyrique et plus grec que je ne l'avais d'abord projeté, je ne l'ai pas séparé en actes, mais je donne à ce que je vous envoie le nom àc première partie, car il y a une suspension de l'action qui peut s'arrêter là si l'on veut, ou avoir une suite, comme c'est mon projet. Je désire que la première partie soit publiée avant que la seconde partie ne soit écrite, parce que si elle ne réussit pas, il faudra mieux s'arrêter que de se lancer dans des expériences malheureuses. »
Quoique revue sans délai par M.Gifford et imprimée, cette tragédie, ou ce mystère , tie fut publiée qu'en 4822, dans le second numéro du Li' béral, et ne fut jamais achevée.
* Suivant les théologiens, les archanges sont au nombre de sept, et occupent le huitième rang dans la hiérarchie céleste.
* Gigantes autem erant super terram in diebus illis. Postquara enim ingressi sunt filii Dei ad filias hominum, illœquc genuerunt, isti sunt poternes à seculo viri famosi. Genèse^ chap. vi, v. 4.
* Rupti sunt omnes fontes abyssi magnae, et cataraclae cœli aperti sunt. Genèse, chap. vu, v. i\.
* Le livre d'Enoch, conservé chez les Éthiopiens, est, dit-on, antérieur au déluge.
6 Dans le manuscrit original, Michaël. — « Je vous renvoie l'épreuve, » écrit lord Byron à M. Murray ; «« j'ai adouci tout ce qui avait paru à M. Gifford devoir être adouci, et changé le nom de Miohaël en celui do Raphaël, qui était nn aoge de manières plus douces. » B.
SARDANAPALE