‹ OEuvres complètesChapitre 35 sur 111 · LA FERMIÈRE · texte numérisé non relu

LA FERMIÈRE

De Tescabeau vide au foyer

Lk le pauvre s'empare, Ht le grand bahut de noyer

Pour lui n*est point avare; Cest là qu'un jour je vins m*asseoir,

Les pieds blancs de poussière; Un jour..., puis en marche I et bonsoir

La ferme et la fermière I

Mon seul beau jour a dû finir,

Finir dès son aurore; Mais pour moi ce doux souvenir

Est du bonheur encore :

En fermant les yeux, je revois

L'endos plein de lumière, La haie en fleur, le petit bois,

La ferme et la fermière I

Si Dieu, comme notre curé

Au prône le répète.

Paie un bienfait (même égaré),

Ah 1 qu'il songe à ma dette I Qji*il prodigue au vallon les fleurs,

La joie à la chaumière.

Et garde des vents et des pleurs

La ferme et la fermière 1

Chaque hiver, qu'un groupe d'enfants

A son fuseau sourie, Comme les anges aux fils blancs

De la Vierge Marie 1 Que tous, par la main, pas à pas.

Guidant un petit frère.

Réjouissent de leurs ébats

La ferme et la fermière 1

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