ENVOI
Ma chansonnette, prends ton vol I
Tu n'es qu'un fdble hommage; Mais qu'en avril le rossignol
Chante, et la dédommage ; Q.u'efFrayé par ses chants d'amour,
L'oiseau du cimetière Longtemps, longtemps se taise pour
La fefrme et la fermière I
L^CE'H..AI1iE TOÈTE (1836)
...Mais, dira-t-on, il fait des vers!
— C'est donc nne denrée bien rare que les vers.
vJuAND il Élisait des vers dans sa dernière veille, Crédule aux mille voix qui répétaient : « Merveille 1 » — « n est donc vrai? disais-je; un poète voleur I Un poète assassin 1 » hélas ! et ma douleur Cherchait querelle à Dieu, qui voulut qu*en notre âge La sainte poésie essuyât cet outrage. Notre père Villon, que harcelait sans fin
Ce démon lenlateur qu'on ippelle U Faim, Médita lie ton temps moins de vers que de ruses ; Salvator se jeu bandit dans les Abruxzes, Et, l'cMOpitte au poing, bÎTouaquani sur les monts, Pour micut peindre l'enfer, vécut chez les démons.
Consommaient an soleil ce qu'il tentait dans l'ombre, Et l'on dul pardonner an troubadour forain D'avoir, hamble vassal, les goûts d'uD suzerain. De Misiniello le poétique élève Contre la tyrannie avait btisé son glaive.
Et, pour sinver ses jours, le proscrit montagnard Des morceiux qui restaient dul se &ite un poignard. Mais iui:r ians combat, égorger qui sommeille. Ramasser un écu dans le sang d'une vieille.
Et pouvoii dire après: t Je suis poÈtel... • Noni Car il ne suffit pas, pour mériter ce nom.
D'emprunter au public de banales pensées Qîi'oii rejette au public en phrases cadencées : Le poète, .moureui du bien comme du beau.
Attend deii avenirs par delà le tombeau, El nulle, en vieillissant, de candeur en&nline, Na rien 4 démêler avec la guillotine.
r [^.'^ "° ™" ■'''""" '^''^ bourreau de près : LeMalheurl ou. frappé par d'iniques arrêts, -1 meurt, cest en martyr, et le ciel est en fête, ll^r'"- ""^ •!" = - J-^stice est faite! •
D'un IZ ^Z1:J^'"'^ '""■*'"»^* Chénier précieux parfuma son panier.