‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 102 sur 436 · CH.\P1TRE VU · texte numérisé non relu

CH.\P1TRE VU

Le triomphe de la croise dans l'e'tnblissement qu'elle fait des filles de Notre-Dame-du- JRefuge.

Celait l'une des maximes d Elisabeth, que les grands établissements -e faisaient |)ar ies grandes soutîrances. Celui que Dieu faisait par elle des Filles de Notie-Dame-du-Refuge était bien grand, car il était grand en miséricorde, puisqu'il avait pour objet les plus misérables personnes de la terre, et les plus délaissées; il était grand en charité, car il en fallait avoir beaucoup pour donner ses soins et emplojer tonte sa vie pour c.es personnes qui sont le rebut de toutes les aunes; il était grantl dans les biens qui en devaient arriver aux âmes, car combien d'âmes, par cet institut , ont été tirées des mains des démons 1 combien ont été préservées de l'enfer! combien ont été et seront sauvées, et béniront Dieu chantant ses miséricordes éternellement! Il était grand dans la joie cju'il a donnée à tout le paradis; car si notre divin Maître a dit : Il y aura plus de joie dans le ciel pour un pécheur qui fera pénitence, ciue pour quatre-vingt-dixneuf justes qui n ont pas besoin de pénitence [Luc XV. 7), ([uelle joie dans le ciel à la très-sainte et miséricordieuse Vierge, à tous les bienheureux anges et saints , jour tant de I ersonnes converties qui étaient dans lu crime , et [lour toutes celles qui se conveitiioiit autant de temps que ce saint institut durera, c'est-à-Jire, comme on le peut espérer delà divine Providence, jusciues à la lin du monde 1 11 était grand dans l'imitatioii des trois Personnes divinesde la suradorable Irinité, car si le Père éternel a tellement aimé le monde qu'il lii ait donné son Fils unique, c'a été ajin que celui qui croit en lui ne périt point, mais qu'il ait la vie éternelle. [Joan. m, 10.) Car il n'a pas envoyé son Fils au monde pour condamner le monde ; mois afin que le monde soit sauvépar lui. (Ibid.,1'!.) Ce n'est point la volonté de ce Père qui est dans les deux qu'un seul petit périsse.{Matth. xvui, i't-.j C'est donc | (jur les |)auvres \iéclieurs que le Père éternel a envoyé son Fils au monde; c'est ce qui a fait descendre des cieux en terre ce Fils bien-aimé du Père; c'est ce qui lui faisait dire , dans les excès d'une miséricorde incompréhensible, que le Fils de l'hoinme était venu sauver ce qui était perdu. (Ibid., 11.) C'est ce qu'il nous vou lait enseigner dans la paraliole de l'homme qui ayant cent biehis, s'il y en a une qui s'égare, laisse les (|uatre-vingt dix-i.euf sur les montagnes, [lour aller chercher celle qui s'était égarée; nous voulant apprendre jiar là qu'il avait laissé tous les anges bienheu-

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