‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 127 sur 436 · I.E TRIOMI'MK DE l.A CROIX · texte numérisé non relu

I.E TRIOMI'MK DE l.A CROIX

TCiil Hiiro? N'e.<;t-(;c pas àoux tous que noire ciiinimiri Maître a dit : Jr vous dis, aimez vos ennemis, h'uilrs du bien d ceujc qui vous h'iissenl, et priez pour ceux (/ni vous persccutenl et (jui vous ralovininil, afin que vous soyez enfants de votre Père qui est dans les deux, qui fait lever son soleil sur les lions et sur les me'clinnts, rt envoie la pluicaux justes et aux injustes. [Mntlh. v, V*, Vi.) Devonsnous donc nous étonner de ce que les saints font? mais ne devons-nous pas ôtre grandement surpris de ce (pie les autres Chrétiens ne l'ont pas? Y a-t-il deux Kvan^iles diirérents parmi nous? N'avons-nous pas iius le nn'me Maître, ne faisons-nous pas tous profession d'ôtre ses discifdes? Si les saints croient à ce qu'un Dieu dit, auronsnous moins de respect pour ses paroles? S'ils ont ol)éi h ses lois, voudrons-nous y être rebelles? Mais l'amour des ennemis est audessus de la nature. Mais tous les Chrétiens ne sont-ils [las dans un état surnaturel : ne doivent-ils pas donc agir conformément à leur état, par les inclinations de la grâce et par les mouvements du Saint-Esprit, qui les doit animer et conduire ? .\h ! non, il n'y aurait donc pas à s'étonner si tous les Cliréti-ens faisaient du bien à ceux qui leur font du mal, i)uisqu'ils agiraient comme un Chrétien doit agir; mais ce (jui doit benucouf) surprendre, est qu'il y en ait un seul qui se comporte autrement. "

Mais tout ce que notre zélée servante de Notre-Seigneur et de son immaculée Mère pouvait faireavec le secoursdivin pour bien faire au prochain ne la contentait pas ; elle (lisait que non-seulement elle eiit voulu donner tout son sang pour le salut des âmes et empêcher Tolfense de Dieu, mais que, si elle avait eu le sang de tous les lioii:mes, elle l'aurait répandu avec joie. Elle désirait d'avoir un corps de bronze pour souffrir pour le salut des âmes jusi]u'au jour du jugement. Et depuis que Notre-Seigneur lui eût (lit : Ne veux-tu jias souffrir [lour les pauvres pécheurs mes membres? s'élant otierte en (jualité de victime pour endurer pour eus dans son union, tout ce qu'il lui plairait; il n'est (las croyable à quels excès ses tournienls allèrent, et la grandeur et la multitude de ses peines ne se peuvent expliquer. Elle se chargeait bien des pénitences des autres, ce qui lui a coîité beaui;oup, et c'était l'une de ses pratiques ordinaires; mais depuis qu'elle se fut immolée à la justice divine, ce qu'elle a fait un grand nombre de lois, pour recevoir les coups qu'elle voulait décocher sur les pécheurs, l'on a écrit, el il est vrai, qu'elle soull'raitdes tourments si horribles qu'on ne les saurait dire. Elle portait dans ce temps leurs passions et leurs tentations, et était agitée de leurs humeurs, ce qui la mit dans des souffrances incroyables. Je peux dire ici avec vérité avoir connu plusieurs âmes dans de .nareils états, 01 j'en connais encore présentement.

Elle a dit h l'un de ses directeurs, qu'il lui semblait porter ou remuer un fardeau inbupporiable, avoir un monde tic gens sur sts

épaules el les traînant ajjrès elles. Quelquefois les personnes pour qui elle soufliail lui étaient montrées, et pour l'ordinaire c'était pour celles qui la rebutaient davantage; car enfin, en cela Notre-Seigneur voulait qu'elle fût particulièrement sa fille, car qutj n'a jioint souffert ce débonnaire Sauveur pour nous autres misérables qui l'avons tant otfenséet qui l'offensons avec tant d'ingratitude ? O mon Dieu ! qu'il vaut bien mieux même souffrir beaucouji pour ses ennemis, à votre imitation, (|ue de se venger à l'imitation du diable, et en cela ôtre l'enfant du diable !

Nous avons dt'jjh parlé, à la vérité, de ces sortes de peines dans !e cha|)itre dernier de ses souffrances, mais nous avons cru que notre bon maître et notre bonne maîtresse seraient glorifiés, si nous en disions encore ce que nous venons d'écrire. Or ces jieines n'étaient pas sans de grands effets : phisieurs personnes en ont reçu de grands soulagements et beaucoup de secours en des manières bien différentes. Les unes étant délivrées de leurs tentations, les autres du péché, et dans leur conversion elle ne savait (pie faire quand c'étaient des filles. Elle hs embrassait, elle les lirait sur son cœur, clbî les félicitait, elle faisait grande fêle; il y en avait qui en recevaient des grâces considérables pour leur perfection, qui faisaient une mort précieuse et se reposaient heureusement dans la paix du Seigneur, eu sortant des misères de la vie présente.

Davantage, sa charité ne se bornait pas seulement aux jiersonnes de ce monde ; elle [lassait à l'autre vie et s'étendait sur les pauvres âmes qui y souffrent dans le jmrgatoire. Elle disait que leurs tourments étaient inexplicables. Elle les voyait comme abîmées entièrement dans des jieines horribles. La vue qu'elle en avait la saisissait de frayeur et faisait qu'elle s'écriait : Non jamais les hommes ne peuvent xi les imaginer. Oii! quelle grâce Dieu nous fait de |<ouvoir ici et satisfaire par nos peines pour celles de l'autre vie, et mériteren môme temps. Elle voyait que les gens du monde y souffraient exiraordinairement ; ce qui lui faisait dire, hélas, que c'est une chose dangereuse de vivre dans le monde, et dans les charges et dignités que l'on y possède. Elle vit l'âme d'un prélat, qui non-seulement souffrait beaucoup en purgatoire, mais qui avait été en grand danger de sa damnation éternelle, ce qui lui faisait dire: oh! qu'il est dangereux d'être prélat, bien des âmes sont perdues qui Duraient été sauvées si elles n'eussent point eu de prélatures. J'ai considéré plusieurs lois ce que sainte Thérè>e rapporte d'un saint homme, dont elle dit de grandes choses de son excellente vertu, et qui était visiteur, et qui ensuite devait veiller sur toutes les personnes qui déptîndaient de sa visite. Sans doute qu'il s'en acquittait chrétiennement, étant un homuie d'une SI grande vertu; cependant cette séi.phique sainte le vil beaucoup souffrir «.-ii l'urgaloirc ajuès sa mort, awiiil rc-lé dans

ICUVRES COMPLETES DE BOUDON.'

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ces licui de feux et île tlammes un temps considérable qu'eHe marque : mais ce qui m'a surpris et mis dans la frayeur, est qu'après tant de peines, qu'un homme si à Dieu avait souflfertes, elle s'étonne de ce qu'il n'a pas encore été plus longtemps en purgatoire, parce qu'il était visiteur. Je dois bien trembler écrivant ces choses, et être saisi de crainte de toutes parts , ayant cent soixante paroisses qui dépendent de ma visite, ce que je dis, mon cher lecteur, pour donner quelque compassion à votre charité, en implorant les prières, afin que le Dieu de toute sainteté n'entre point en jugement avec son jiauvre serviteur, et que son immaculée Mère, mon asileordinaire, me donne sa |)rotection maternelle, quand je paraîtrai en sa redoutable présence, avec celles des bienlieureus anges et des saints.

La charitable mère Marie-Elisabeth voyait quelquefois, dans des vues surnaturelles (jui lui étaient données, les âmes du [lurgaloire en générai, qui lui demandaient son assislance , et quelquefois des âmes paiticuliùres. Son père, M. de Rainfaing, lui parut après sa mort au milieu de) ces [leines épouvantables, lui demandant pardon de ce qu'il l'avait fait souffrir. Elle y vit aussi l'âme de sa mère, qui lui fit connaître qu'elle ne priait pas assez [)Our elle, et qui en fut délivrée parla puissante faveur de l'auguste Mère de Dieu. Oh ! que les secours d'une si douce et si miséricordieuse mère sont avantageux, et pour ce monde, et pour l'auti-e ! Un l)on garçon qui avait grande charité pour la maison du Refuge, et qui servait de bonne volonté dans les occasions, s'étant allé baigner, et s'y étant noyé, lui parut dans le purgatoire après sa mort, lui demandant du secours pour les services qu'il lui avait rendus, et en [)eu de temps il fut soulagé. L'âme d'une servante morte lui dit qu'elle y soulfrait beaucoup à cause de sa négligence à prier pour elle , et plusieurs autres lui firent la môme plainte. Elle en vit sortir une qui jiriait beaucoup dans le ciel pour elle en reconnafssance de ce qu'elle avait été soulagée par ses soins charitables. Elle y vit l'âme d'un scul[iteur dans de grands tourments : mais elle y connut l'âme d'une demoiselle d'une vertu extraordinaire, qui était favorisée de dons très-particuliers, et spécialement liu don d'oraison accompagné d'extases, qui y était beaucoup jilus tournieniée et dans des jieines indicibles, ce <]ui lui faisait dire, ah! que les jugements de Dieu sont dilférents de ceux des hommes ! mais l'on peut remarquer, par ces grands châtiments des fautes légères do personnes d'une éminente vertu, combien le Dieu que nous adorons est saint.

M. Viardin, écolâtre de la primatiale de Nancy, dont nous avons plusieurs fois parlé, qui était son directeur, et qui prenait soin des affaires de la maison de Notre-Dame du Refuge, étant décédé à minuit, le neuvième de mars, et en ayant a[)pris la nouvelle une heure après, aussitôt, comme elle était trèsrecoûnaissaute, elle fil lever toutes tes filles,

et leur fit prendre la discipline pour le repos de son âme, qui se la donnèrent avec une ferveur extraordinaire, et il était à toutes leur bon père. Mais sa charité qui était admirable la poussa à s'olfrir à Dieu ['Our porter en ce monde toutes les peines qu'il devait endurer en l'autre pour l'expiation de ses fautes : et aussitôt elle le vit entrer dans la gloire, oi^i il fut élevé dans un degré fort sublime, et mis au nombre des vierges, l'ayant toujours été. Il lui fut montré qu'une certaine complaisance qu'il avait eue de sa virgnité était cause que sa gloire n'en était |>as si glande. La très-sainte Merge lui fitde plus connaître qu'elle l'avait assisté maternellement à sa mort. Ce grand serviteur de Dieu et de la bienheureuse Vierge lui dit que les récompenses qu'il avait ne se pouvaient imaginer, qu'elles surpassaient infiniment tout ce qu'ils en avaient dit ensemble. Celte lionne mère assurait qu'un jour le voyant venir de la primatiale dans un mauvais temps chez elle pour y célébrer le très-saint sacrifice de la messe dans leur maison, qui est éloignée du lieu d'où il venait, elle avait vu son bon ange gardien quicomptaitsespas. Oh 1 que ces aimables esprits sont fidèles dans les soins que leur amour incomparable dajis la vue de l'intérêt de Dieu leur fait prendre des hommes! Le P. Poiré fit son oraison funèbre dans la primatiale, oiî toutes les paroisses assemblées avec les chanoines de ladite église, et grand nombre de religieux a|iportèrent son corps en la maison du Refuge, avec un concours extraordinaire du peuple. J'ai lu plusieurs de ses réponses aux lettres de la mère, qui sont toutes pleines de l'esprit de Dieu, et qui marquent nonseulement un grand théologien , et docteur, comme il était, mais encore un docteur céleste rem[)U de la science des saints. Toutes ces vues contribuaient beaucoup à accroître sa charité pour les âmes du purgatoire, pour lesquelles non-seulement elle offrait ses prières, mais encore ses souffrances, priant la divine bonté de les leur appliquer; et son intention était à chaque quart d'heure d'offrir et d'appliquei' ses peines pour ces pauvres ânjcs, dont elle parlait des tourments d'une manière étonnante. Et cependant, après un soin si assidu, elles se plaignaient encore de n'en être pas assez assistées : mais certainement la grandeur de leurs tourments empêche que l'on n'en soit pas étonné, et elle demande bien que l'on fasse et que l'on souffre tout pour leur délivrance. Leurs peinessont donc incomparables iiar rapport aux nôtres; elles y soijt sans pouvoir se soulager; dans la voie ordinaire elles ne peuvent pas même demander du secours, communément elles y sont fort négligées, et souvent oubliées : car enfin l'on s'applique à elles de prime abord, et parce que c'est la coutume durant quelque temps l'on y fiensera comme les autres; cela fait, hélas ! l'on ne s'en souvient guère, et néanmoins combien y a-t-il de ces âmes qui sont pour un long temps dans ce lieu de bUiipliccs Oh! ([Utiles ont beau y brûler il

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[,i: TuioMr'iii: m: i.a choix. — r\i;i. m.

l'aise, personne n'en est plus occupi^. Los pères, les mires oulilionl facilement leurs enfants, les entants leurs pères et mères, les maris les femmes, les femmes les maris, ces gens que l'on appelle dans le momie his bons amis les [lersonncs (pi'ils ont aimées; et (les gens pour (pii l'on aurait été si sensible, et dont la moiiulre douleur aurait touché si vivement, ne font plus d'impression, ne touchent plus, (]\ioiqu'ils soieiU au milieu des feux et des tlammes. ^'oilà l'étrange conduite <lu monde ijui ne se conduit que par les sens, et (jui ne pense plus à to i|n'il ne voit plus.

Mais Marie-lilisabctli vivait de la foi; flinsi elle faisait beaucoup, elle soutl'rait l)eaucoup |>our les Ames du purgatoire, elle on recommandait le soin, elle exhortait ses religieuses h s'y appliciuer, surtout elle priait les prêtres de célébrer le trôs-saint saerifii'e de la messe [lour elles, connue étant le plus souverain et le plus etlicace remède à leurs maux : et un jour elle voyait «[ue le sang précieux du calice en purifiait une et la délivrait des dettes de ses péchés. Kllc ilésirait qu'on le célébrât le plutôt qu'il se pourrait taire a\n-(.'s le décès des personnes ; car enfin il n'y a point à tarder, pas niômc d'un moment si cela se pouvait; il y faut courir comme au feu : et en vérité c'est bien au feu cpie l'on va, et un feu bien terrible que celui où brûlent ces pauvres Ames. Ainsi sans autre retardement il faut apporter tous les remèdes jiossibles, comme le très-saint sacrifice de la messe, l'application lies indulgences que l'on peut gagner jiour elles, car c'est leur appliquer les mérites de Jésus-Christ : et l'on devrait beaucoup penser à ne pas laisser un si grand trésor inutile comme plusieurs font qui sont chargés de médailles bénites, ou qui ont d'autres moyens de gagner les indulgences, et qui h peine savent ce qu'il faut faire, et qui négligent de la sorte l'application des mérites d'un Dieu. Ah I pour le moins (jue ne s'en serveiil-ils connue de leurs uions temporels? La prière, l'aumône, les pénitences et autres choses semblables.

Elle estimait que le mal que l'on disait des personnes ai)rès leur mort ou les autres humiliations (]ni leur arrivaient servaient beaucoup à les soulager de leurs peines. Celait aussi le >entimonl du grand saint Pacôme qui, empêchant les honneurs funèbres que l'on voulait faire à un religieux, déclara que cette humiliation servirait à son âme. H serait à désirer que l'on fît célébrer le plus grand nombre de messes que l'on pourrait immédiatement a[)rès 1?. mort, car l'on ne saurait trop se hAter d'assister des ûmes si tourmentées; et il vaut bien mieux tâcher de payer h la justice divine en un jour ce qu'elles lui doivent, qu'en plusieurs on durant des années. Un homme qui serait prisonnier pour cent écus serait bien plus obligé à une personne qui voudrait payer la susdite somme pour lui tout à la fois, cjue s'il la donnait par exemple en cent jours, puisqu'il resterait toujours ca:itif du-

rant ce temps-l.'i. Cependant il est bon do ne pas omettre les usages consacrés par l'Kglise, connue de faire célébrer durant trente jours des messes, ou durant une année, parce (lue ces usages étant ordinaires, jibisieurs les observent, et soulagent ue la sorte les âmes; et ces gens qui n'agissent que (lar coutume ne feraient rien, si l'usage en ([ueUpie manière ne les y obligeait.

Je vomirais écrire dans tous les traités (pi'il plaît à la ilivine Providence nous faire lionner au [lublic, ce que j'ai dit en quelques-uns,que saint Hernard fut repris parson alibé saint Ltienne de ce qu'afirès bien des années il cessait de prier pour l'Ame de son père. Les Ames ne sortent pas (piel(]uelois sitôt de ces lieux; et de plus, (juaiul elles en seraient sorties, ce que l'on fait pour elles serait appliijué à d'autres , et c'est loujoin-s une très -grande miséricorde. L'on doit avoir la dernière exactitude pour conserver les fondations, ou pour les faire observer. H y a de la cruauté aux héritiers qui les négligent ou les détruisent, à ceux qui ont charge des trésors de les faire perdre, n'employant pas avec soin l'argent que l'on donne jiour ce sujet, ne l'assurant pas bien, ou celui qui [irovient ilu racquit des rentes; ou si on l'emploie à de nouvelles constitutions de rentes, ou à acheter de la terre, no marquant pas dans les contrats que l'argent provient des fondations, ce qu'il faut expliquer; ou quelquefois employant cet argent aux ré[)arations des églises sans le constituer de nouveau : ce cjui est une injustice qui crie vengeance devant Dieu. Il y aura un étrange compte à rendre devant Dieu aux sufiérieurs qui doivent veiller à ces choses, et qui sont négligents à y tenir la main. Au , reste , ces âmes étatit délivrées, ne manquent pas de reconnaissance, car l'ingratitude n'a j'oint de lieu dans lo ciel, et elles rendent de grands services auprès du Dieu de toute majesté , pour ceux qu'on leur a rmdus. A[irès tout le grand motif pour les assister est l'intérêt de Dieu qu'il nous faut toujours regarder ; car elles ne seront pas sitôt délivrées qu'elles lui rendront beaucoup de gloire dans le ciel par la claire vue de ses intinies grandeurs.

C'est d'où vient l'opposition que les démons ap[>ortent à ces soins miséricordieux et généralement à toutes les œuvres du charité, et spécialement celles qui regardent les Ames. Ils disaient qu'en dépit de celle qu'exerçait Marie-Elisabeth ils la feraient tant soutl'rir qu'elle n'en pourrait plus. Ayant eu dessein de faire de grandes aumônes aux religieuses de l'Annonciad'e de la bienheureuse Jeanne de France, qui pour lors étaient réfugiées à Nancy, et qui souillaient beaucoup, les démons ne la pouvaient supporter, et pour cela ils lui donnèrent, des répugnances extrêmes et des plus grandes qu'elle eût jamais eues, et tirent la même chose à ses religieuses. C'e.Nt leur ordinaire ; comme ils sont les ennemis de tout bien, ils eu donnent des aversions.

OEUVRES COMl'LETES DE BOUOON.

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et souvent celles que l'on porto viennent do cette |iart ; comme au contraire ils se mêlent d«ns les inclinations corrompues île la nature, et les augmentent pour inciter à faire \c mal,

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