CHAPITRE VIL
Son humilité.
Toutes les grâces dont Dieu Ires-miséricordieux la favorisait avec taiit de libéralité avaient pour fondement une profonde humilité. Celui qui é'ève l'éditice spiriluel
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des vertus sur ce fondement est semblable h un homme prudent qui a bâti sa maison sur la pierre : la iiluie est tombée, les rivières se sont débordées, les vents on' souillé et ont fait etfort contre celte maison ; mais elle n'a point été renversée, jiarcc qu'elle était fondée sur la pierre; et (]uiconquc met un autre fondement est semblable à un homme ira[irudent qui a bâti sa maison sur le sable : la jiluie est tombée, les rivières se sont débordées, les vents ont souillé et ont attaqué celte maison ; elle a été renversée, et la ruine a été grande; car c'est une ruine d'une maison pleine de biens, cl qui renfermait des trésors précieux. [Mattli. vu, 2i-27.)
J'ai vu de ces personnes faire des chules lamentables, qui étaient élevées comme les cèdres du Liban par la hauteur de leur grâce, et qui tlorissaient comme lu palmier, parce que leur édifice spirituel n'était pas bâti sur la pierre de l'humilité. Mais que peut-on attendre qu'une tin funeste de ces gens, puisqu'ils ont un Dieu pour opposé? Oh! si les personnes qui s'élèvent avec présomiition par leurs vaines pensées, et qui pensent être quelque chose n'étant rien, connaissaient leur état dé[)l orable ! Oh ! si elles savaient ce que c'est d'avoir un Dieu [lour ennemi ! Heureuse, et mille fois heureuse ràine qui peut dire en vérité, avec le Prophèle-Roi : Seigneur, mon cœur ne s'est point enflé , et rnei yeux ne se sont point élevés ; je ne me suis point porté aux choses grandes et iiiuslres qui étaient au-dessus de moi. [Psal. cxxs, 1.)
La sœur Marie- Angélirpie de la divine Providence était de cet heureux nombre, car elle pouvait dire sincèrement qu'elle n'élevait pas son âme, demeurant toujours en des sentiments bas de soi-mêuie; elle se voyait comme un chélif ver de terre; elle ne sortait pas de !a vue de son néant. Bien loin de s'élever })ar les dons ejtraordinaires dont le ciel la comblait, elle )iensait (|ue sa vie était celle d'une réprouvée; qu'elle méritait d'être privée pour jamais du paradis ; que l'enfer était tout ce qu'elle pouvait attendre. Elle n'osait lever les yeux, de confusion; il lui semblait être "le marche-pied des démons ; elle s'en regardait comme le jouet, et, dans cette pensée, elle assurait qu'ils commençaient d'exercer sur son corps et son esprit ce qu'ils feraient durant toute l'éternité ; que, pour les autres pécheurs, il suffisait de les punir en ce monde par des créatures raisonnables et capables du divin amour, si elles ne l'aimaient pas; que, pour elle. Dieu y employait des créatures conQrmées en malice et incapables de l'aimer à jamais. Et elle disait ces choses, et autres pareilles, avec une si grande abondance de larmes qu'il était aisé de juger qu'elle en était toute pénétrée.
Elle disait encore que, si Dieu tout bon n'eût pris soin de la retirer de sa malignité naturelle, il n'y eût eu personne au monde qui eût fait un plus mauvais usage
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de toute chose : c'est le sentiment commun des saints, qui se sont mis au-dessous du néant des créatures , sans se prélérer à pas une seule , eux qui étaient si grands aux yeux de Dieu et de ses anges, pendant que des misérables pécheurs, tout plongés dans la misère de leur faute, s'imaginaient être bien quelque chose, et n'être pas comrae le reste des hommes. La sœur Marie- Angélique demeurait incessamment abîmée dans le rien; il a été un temps qu'à peine parlait-elle de ses grâces singulières à ceux à qui elle devait les communiquer, parce que, dans sa simplicité, elle croyait qu'elles étaient communes. L'on rapporte la même chose de la bienheureuse Jeanne de la Croix; mais elle n'en fut pas plus élevée après avoir connu que c'étaient des miséricordes de notre bon Sauveur très-particulières, parce que, disait-elle, une âme que Dieu orne de ses dons est comme un ver de terre que l'on place dans un bassin d'or et d'argent et au milieu de pierres précieuses, et qui ne laisse pas d'être toujours un ver de terre. Elle était bien éloignée de la variité, à l'égard des dons gratuits dont elle était favorisée, parce que, s'en estimant trop indigne, elle avait peur d'être trompée, et, en cela, de servir de jouet aux démons.
Dans ses pénitences et austérités, qui étaient extrêmes, comme nous le dirons ciaprès avec le secours divin, et qu'elle pratiquait par une conduite bien rare de la divine Providence, car il y a des temps qu'elle ne pouvait manger qu'un peu de pain une fois par jour, et boire de l'eau, qu'il n'était pas en son [louvoir de s'apjirocher un moment du feu durant les hivers les plus rigoureux: elle regardait celte conduite comme une miséricorde que Dieu exerçait sur elle, h raison de sa faiblesse et de la rrialignité de sa nature corrompue. Voilà, disait-elle, les grandes miséricordes de mon Sauveur sur son indigne servante, voyant ma malice acquise, et mon naturel porté à la délicatesse ; c'est pour cela (ju'il mo jirive avec tant de bonté, de tout jilaisir que j'aurais pris à manger et à mo chautïer. Il (disse une pleine liberté aux grandes âmes pour user des choses ou pour s en abstenir; mais mon peu de courage et mes infidélités l'obligent à me traiter d'une autre manière. L'on s'étonne que je mange si peu, que je dorme encore moins, et que je ne me chauffe jioint du tout ; mais l'impuissance oii je suis (le faire autrement est la vraie mesure de ma misère et de ma faiblesse. Dieu ne veut pas m'exposer aux occasions de faire un mauvais usage des choses qui pourraient ji'agréer. Ahl il me met lui-même dans les privations des |)laisirs des sens; c'est que je n'aime pas assez les souffrances.
Quand elle s'approchait de la communion vivilianlc du corps adoiable du Sauveur de tous les hommes, elle le faisait avec tant de crainte, dans la vue de son indignité, qu'elle faisait jiitié ù ceux qui s'en apercevaient. 'Ele j«nsait placer Dieu fait homme dans le
lieu le plus abominable du monde, et elle regardait son cœur comme un enfer; c'est ce qui la faisait souffrir d'une manière incroyable. Ce n'est pas qu'elle n'eût une ardeur extrême pour la divine communion ; mais néanmoins, dans la vue de ses misères, elle n'eût jamais osé s'en approcher sans un commandement exprès. « O mon Dieul s'écriâit-elle, si je consens que vous passiez tians l'enfer de mon pauvre cœur, c'est bien contre ma volonté; mais que puisje faire contre l'ordre de la vôtre, que vous me déclarez par les personnes qui me la doivent manifester? » Elle leur disait : « Prenez garde que vous allez loger l'adorable Jésus avec un démon ; que vous allez le mettre dans un lieu de désolation. Ce n'est pas moi qui l'y veux placer, non, ce n'est pas moi, quoique ce soit moi qui l'aie offensé. » Elle était bien éloignée du dérèglement qui n'est (las rare dans plusieurs femmes, qui veulent irès-fréq'iemment communier, s'unir extérieurement à notre divin Sauveur, ne travaillant pas à s'unir intérieurement (lar une sainte conformité à ses mœurs et à ses inclinations, qui est la fm de la communion extérieure ; ainsi elles reçoivent le sacré corps d'un Dieu et le meti'ent dans un lieu où il a beaucoup à souffrir, y trouvant de grandes opj)osilions ; car ces femmes, toutes pleines d'immortifications, sont encore dans les désirs du siècle, dans l'estime de l'honneur des richesses et des plaisirs, ce qui est bien contraire aux inclinations de cet aimable Sauveur, qui n'a respiré, durant sa sainte vie, que les mépris, la pauvreté et la douleur. Or je laisse a juger quel plaisir il [leut prendre dans ces âmes ; mais quelle satisfaction aurions-nous d'être avec des personnes qui seraient dune humeur tout à fait contraire à la nôtre , dont les sentiments seraient entièrement opposés aux nôtres, leurs inclinations, dans les occasions, leur faisant f'iire ce que nous ne voudrions pas? Je ne jirélends en aucune manière blâmer la fréipiente communion par cette réflexion ; au contraire, je souhaiterais de tout mon cœur» avec le saint concile de Trente, qu'elle fût rétablie tous les jours, à l'iiiiitation des premiers temps du christianisme ; et j'estime que c'est priver Dieu d'une grande gloire de l'ôter aux âmes qui y ont les dispositions nécessaires, à moins que ce ne soit pour les éprouver. L'on doit même prendre garde à ne se pas engager dans la direction de ceux qui sont excessifs dans la privation de cette nourriture divine ; il faut cependant considérer le respect qui est dû à Dieu, et non pas seulement l'utilité des âmes ; je dis seulement, ceux qui ont de l'expérience savent qu'il y a des femmes qui marquent comme une faim de la sacrée coiumunion, et c'est une bonne marque (|uand c'est l'esprit de Dieu qui la donne; mais il arrive souvent, à leur égard, que ce désir est naturel, causé souvent par leur imagination, et «luelquefois par un secret amour d'ellesmêmes, et en quelques occasions par uu
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LAMOLR DE DIEU SLUL. — PAUÏ. 1.
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fonds d'une vanité cachée ; elles veulenl comuiiinier fréquemment, comme d'aulres à qui elles voient que cette permission est donnée; elles crient la crtinniunion, in rommunion.et travaillent peu îi la niortilicition; ainsi elles demeurent |ileinesd'clles-m<^mes, «ntétées en ce qu'elles veulent, dans les plaintes et les murmures de leur directeur, de ce qu'il ne les fait [las assez rommuiiier, jalouses des autres qui s'approclieii* plus souvent de la sainte table. '^
La sœur Mnrie-Aiigériipio était en des sentiments contraires, car elle était vraiment humble, et si éloignée de la moindre vanité ipie, lui en étant un jour venu une [lensée, elle en eut une horreur si grande qu'elle demanda h Dieu ifiMre plutôt possédée du démon que d'y donner aucun consentement, quoique ce t'iM une faute légère. Elle désirait d'une manière merveilleuse les humiliations, et, de vrai, qui sait si l'on est humble sans humiliations? mais ces désirs étaient efficaces, el ne s'arrêtaient pas seulement à des pensées, ce qui est assez commun, et où plusieurs se trompent, qui s'imaginent être humbles jiarce qu'ils ont de grands sentiments de l'humilité. Elle n'oubliait rien pourse procurer des humiliations el elle al'ait tout ce qu'elle a [lU auprèsd'une de ses amies, afin qu'elle lui en cherchât les occasions. Ellela pria instamment delui faire des reprochés sensibles en présence des gens qui pourraient lui en faire confusion ; car, disait-elle, vous savez le besoin que j'en ai ; vous m'aiderez à triompher du déiuon, c'est le vrai mojen de le terrasser. '
Elle était bien aise qu'on connût ce qui la fiouvait humilier, atin de n'avoir pas seulement de la confusion aux yeux deDieu, de n'être pas seulement abjecte à ses yeux, mais de l'être encore devant tout le monde. Elle eût volontiers déclaré hautement ses fautes lorsqu'elle allait à confesse, et il fallait que les confesseurs, de temps en temps, l'avertissent de ne pas parler si haut. 11 y a des personnes qui, par une pratique contraire, sont si délicates et si tendres à cet égard qu'à peine les confesseurs les peuvent entendre. Vous diriez que tout serait perdu si Ion savait la moindre des fautes légères dont elles s'accusent, c'est-à-dire que l'amour de soi-même règne prodigieusement en toutes choses. La haine que notre sœur se portait l'obligeait à rechercher toutes les occasions qui pouvaient lui causer de l'abjection. Elle portait dans les rues des immondices pour les vider, et elle voulait que l'on crut que c'était par l'ordre de ceux dont elle dépendait. Elle était vêtue ridiculement, comme il sera dit avec le secours de Dieu. Elle s'est (trosternée bien des fois pour demander pardon de fautes innocentes, et qu'elle n'avait pas faites avec liberté. Une fois, se prosternant de la sorte, Dien, qui prend plaisir à élever ceux qui s'abaissent, lui ravit son esprit et elle entra dans une extase qui dura plusieurs heures, tout immobile aux pieds de la per- .'•onne devant laquelle elle s'était prosternée, qui, voyant cet état continuer, eut bien de
la peine do retirer ses jtieds de dessous le visatie de la sœur Marie-Angélique. Elle u assuré qu'elle avait plus de peine à n'être pas humiliée qu'à .soull'rir toutes les autres croix. Et co;umc l'amour est ùigénieux, elle s'en procurait les occasions [larloutes'sortcs de voies. Vn jour elle alla [irier une dame qui avait beamoup de liaison de grilco avec elle de lui prêter un lieu secret d'une chambre de son jardin [lour s'y faire fouetter. Comme cette dame avait un grand respect l)ourles conduites que Dieu tenait sur elle, elle lui accorda sa demande. Pour ce syjet, elle y lil trouver une honnête femme de la campagne, sur qui elle avait du pouvoir, lui disant que c'était pour châtier une misérable pécheresse; car c'est ainsi que la sœur Marie-Angélique l'avait souhaité. CeUe honnête femme crut de bonne foi que c'était (juelque créature débauchée que la damo voulait punirsecrètement et elle en eut toute la confusion, La .sœur étant donc enfermée dans une chambre obscure, la femme se présente f^t dans lesentimenl oCi elle était, l'exhorte à prendre en bonne part, et pour lasatisfaction de ses crimes, le châtiment qu'on lui avait ordonné de faire ; ensuite elle la lie el la fouette de bonne manière; et voyant qu'elle ne disait mot et gardait un profond ^ilence, elle pensait que c'était le dépit qui en était la cause; mais comme elle s'aperçut ensuite qu'elle était entièrement immobile, elle demeura fort surprise et descendit dans le jardin pour dire à la dame qu'elle appréhendait qu'elle ne fût morte. Mais c'était une extase qui lui était arrivée dans cet état, et peut-être dans le souvenir de la flagellation de notre bon Sauveur, qui lui avait été montrée auparavant dans une lunwère admirable. Sa douleur était quand les occasions d'être humiliée lui manquaient: c'était ])0ur lors qu'elle se plaignait de l'estime que l'on avait jiour elle. « Hélas! disait-elle, au lieu d'avoir de bonnes confusions, les créatures me considèrent : vous diriez que c'est leur faire plaisir que de me rendre service. Il ne faut pas s'étonner, après ces dispositions, si elle souffrait avec tant de douceur les confusions qu'on lui faisait pour des fautes qui n'étaient qu'apparentes. Nous ferons voir, avec le secours divin, que Dieu l'ayant laissée au pouvoir du démon pour en être exercée, elle en était tourmentée cruellement; dans cet état, le démon lui faisait faire quantité de choses où sa volonté n'avait aucune part, mais qui lui étaient des sujets d'une extrême abjection. Elle a été, durant quelque temps, qu'il l'obligeait de se présenter devant les miroirs qui se rencontraient pour s'y regarder. Cela pourrait surprendre les personnes qui en ignorent la cause; mais cela se faisait sans aucune réflexion de sa part, et dans son fond, elle ne laissait pas d'être recueillie en Dieu. Cependant, l'on .> crut qu'elle en devait être humiliée, et le * démon en elle. Les personnes à qui son di- .^■ recteur l'avait conCée en son absence lui > tirent pratiquer plusieurs pénitences, lui ordonnèrent de sévèreï disciplines, la firent
OtUYHES COMPLETES DE BOUDOrs.
prosterner en terre iilusieurs fois, l'oliligèrent à demander pardon du mauvais exemjile qu'elle avait donné; on la (Jl toill'er d'une manière ridiL'ulu, on lui fit mettre des torchons sur son cou, l'obligeant à se voir dans un miroir en cet état, et elle acceptait toutes ces choses comme si elle eût été fort criminelle
"Elle fuyait celles qui pouvaient la mettre en quelque estime; ainsi, allant en une église d'Evreux pour y faire l'oraison, et s'apercevant qu'elle y était regardée avec quelque sorte de respect, elle n'y alla plus du tout. Tout son plaisir était d'être bien bas, et de s'humilier au-dessous de toutes les créatures. Un jour, se voyant environnée de démons qui lui paraissaient sous des formes ■visible», et se voyant tout investie, particulièrement par l'un de ces maudits esprits qui se laisait voir sous une figure monstrueuse qui causait de l'horreur; rentrant en soi-même, elle s'abaissa sous ce monstre, dans la pensée que ses ingratitudes envers Dieu étaient plus grandes; et ce fut assez pour mettre en fuite toutes ces troupes infernales. Les démons ne purent souffrir une telle humiliation. Les diables, qui se retranchent dans l'orgueil comme dans un fort d'où il n'est pas aisé de les faire sortir, ne peuvent demeurer où ils trouvent une ■vraie humilité. C'est ce que ces misérables esprits ne peuvent endurer; c'est ce que la nature corrompue ne peut supporter.
il faut ici remarquer qu'au lieu de tant de désirs d'humiliations dont elle est pénétrée. Dieu peimettait, pour son exercice, qu'elle jicii^t, en même temps, d'étranges répugnances pour la confusion ; il semble, disaitelle, qu'il y a en moi deux personnes: l'une, qui désire ardemment u'êlre abaissée, et qui est môme dans la douleur lorsque les occasions ne s'en présentent pas; l'autre, qui y a une opposition si extrême, qu'on ne saurait l'exprimer au point que je le ressens, et cela paraissait quelquefois extérieurement ]iar des frémissements de tout son corps. Ce qui doit a])[)rendre aux bonnes âmes qui souffrent, dans leur jiartie inférieure, de fortes résistances à ce que Dieu demande d'elles , que ces répugnances ou aversions pour le bien ne sont pas des péchés quand la volonté n'y adhère pas, mais de bonnes occasions pour la pratique solide .le la vertu. Ainsi, bien loin de s'en inquiéter, comme plusieurs font très-mal à propos, elles doivent être consolées dans la vue de (es dis[)ositions, qui sont des moyens trèsgrands pour aller à Dieu et pour f'adorer en esprit et en vérité. C'est par ces voies que noire bon Sauveur a conduit idusieurs de ses saints, et celui qui en est la merveille, le grand Apôlre, a porté ces contradictions, dont son bon Maître ne l'a pas voulu déli- •yrer, quelques prières qu'il lui en ait faites.