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nion de son sarré coips, cl qui le rcçoivenl comiiie dt>sJud;is. Au loslo je porte rette «rûce, K l'exemple de piusieiu-s tïc.nvains des plus illu.su-es île l'hisloire des .saints nui ont l";nt la inôiiie chose. Le P. Biuet, religieux de la (".ouiiiai;"'»' de Jésus , persoiiiia'i^e d'un uit'rile sini^iilier, a éerit eu \n vu du bienitcureit.r Slnnisltix, iioviee de la uioino coujpaguie, (piil a éi6 coiiuuuuié de la luaiu lies anges, étant encore un jeune écolier, et que la même laveur lui a été accordée lorsqu'il sortit de la ville où il demeurait, pour s'en aller au noviciat; et celte sage comiiagnie ne fait pas de ditllculté d'exposer son laMeau .lans leur église ou celte faveur est re|irésentée. Un savant auteur a donné une Vie au public, où d rapporte la luênic grâce, et il y ei(e plusieurs saints à qui la luème gr;1ce a été faite , et entre autres le glorieux saint Denis, a qui Notre-Seigneur Jésus-Christ l'accorda dans sa prison ; celte uiorveille et grand nombre d'autres n'ont pas eiii|iôché que quatre des plus illustres évoques de France et plusieurs docteurs célèlires séculiers et légu- .iers, n'aient donné leur approbation avec élo^e à cette vie. Nous avons connu un grand religieux de la Compagnie de Jésus, qui a été honoré de la mèn»e faveur dans le Canada, où il était pour lors; mai^ ce qui est considérable, c'est que l'Eglise; dans les leçons de l'olTice de saint Ra} inond cardinal, parle ne la même grâce que ce saint a reçue.
Notre bon Sauveur a pris le cœur de la sœur Marie-Angélique pour se l'unir étroitement; ce n'est pas que nous pensions qu'il se soit lait un cliaiigement matériel , mais seulement qu'il se le consacra par une sanctification nouvelle, l'unissant à son divin cœur, fournaise immense du i)ur amour, et abîme d'une charité infinie, la source de toutes les bénédictions. C'est à ce divin cœur que nous devons tous nous laisser unir par ses secours, entrant dans ses saintes dispositions , soit d'actions de grâces pour tous les bienfaits que nous avons reçus de son aimable Providence, soit de douleur et de l'horreur de nos péchés en la manière qu'il les a détestés, soit d'oraison pour obtenir tous les secours dont nous avons besoin. C'e.-t en ce cœur divin où l'on trouve toutes les vertus qui sont nécessaires , et toutes les bénédictions du ciel et de la terre. Tous les Chrétiens lui devraient avoir une parfaite dévotion, s'appliquant à l'honorer , à le bénir, à le remercier, à l'aimer et à le glorifier en toutes manières possibles ; l'on en célèbre la fêle très-solennellement le vingt octobre dans l'église du séminaire d'Evreux. Notre sœur y a reçu plusieurs gr3ces, et ce lui était une chose assez ordinaire d'être favorisée extraordinairement , dès lors qu'elle entrait dans les lieux où notre grand Maître réside corporellement. .\insi, souvent quelque malade qu'elle fût, elle se trouvait guérie au même temps (ju'elle entrait dans l'église, ei son esprit accablé de pein s, dans un calme merveilleux, Plu-
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sieurs fois elle a l'cçu dus secours miraculeux jiar l'eau bénite, ou des rameaux héinls. .Mais, ce qui est bien h remarqu<'r, cesi (pi'élant obligée de travailler, ses veilles continuelles, ses abstinences, ses jeûnes rigoureux , toutes ses austérités , toutes ses maladies ne l'empochaient pas de s'acquitter des devoirs de son état. Après avoir veillé luule la nuit, et n'avoir point pris jiresquc de nourriture, elle Iravaillailsans sommeiller en aucune façon, (pioiqu'elle fût .seule ; et lorsqu'elle travaillait avec les autres, c'était avec une telle iiromptilude , que les personnes qui étaient avec elle en restaient tout étonnées; bien des fois tous ses membres étant sans mouvement, à l'exception tie ses mains, ou lui ap|iroc!iait son ouvrage , et elle lr;ivaillail tl'uiie manière surprenante. Quelquefois étant dans l'impuissance d'agir, elle disait avec une conlianci^ entière à notre Sauveur: « .Mon Seigneur , vous voyez bien que nous avons beaucoup de choses à faire, donnez-moi le pouvoir de in'acquitter des devoirs de mon état , et ce Dieu de toute bonté lui en donnait la liberté. »
Elle avait un don très-spécial pour assister le prochain ; l'on était très-surpris de ses lumières , car elle décidait des difficultés de conscience comme aurait fait un savant docteur ; c'est ce qui faisait que plusieurs personnes, et môme de (jualité, lui parlaient avec conûance de ce qui leur pouvait donner quelque peine ; et elles en demeuraient beaucoup satisfaites. Plusieurs ont assuré qu'elle leur a découvert ce qui se passait en leur intérieur, sans lui en avoir parlé ; plusieurs ont dit qu'elles se trouvaient touchées en sa conversation, ce qui les pressai', de se la ménager autant qu'il se i)ouvait, car en l'approchant on se trouvait imperceptiblement jiorté à Dieu par une vertu secrète qui sortait d'elle; ses paroles étaient efficaces, et le feu du divin amour qui brûlait dans son cœur en allumait les pures flammes dans les âmes des autres; c'est pouniuoi on allait la voir pour être soutenu dans ses peines et pour être touché du divin amour. Elle a eu des connaissances surnaturelles des défauts de plusieurs personnes, sans quelle les pût apprendre par aucune autre voie; et en ayant donné avis aux supérieurs pour y remédier , ces choses se sont trouvées véritables ; et elle en a prédit qui sont arrivées , et dont nous avons connaissance avec plusieurs autres personnes. 11 y avait -me créature qui était en estime de sainteté, et qui passait pour avoir des dons admirables; et comme le diable s'en mêlait, et opérait en elle des choses surprenantes, plusieurs directeurs V avaient été trompés; mais la sœur Marie- Angélique découvrit ses illusions , et fit connaître ses tromperies.
Nous déclarons cependant, après avoir parlé de ces dons gratuits de notre sœur, que les grandes grâces que nous estimons en elle, et qui ont été de véritables grâces extraordinaires sans aucun doute, ont été
OELVKES COMl'LETES DE BOL DON.
J'élévalion de son esprit ;\ Dieu par une oraison presque (continuelle, accompagnée U'une entière uiortitication des sens inlérieurs et extérieurs, et de toutes les puissances de rame, et ce qui est très-singulier, d'une manière si |iarfaite, qu'elle ne prenait aucune satisfaction propre dans les choses, même les plus innocentes, vivant jansune privation de ce qui serait très-permis et de i>lus nécessaire aux autres bonnes âmes. Ses véritables grâces extraordinaires ont été d'être exercée par toutes sortes de peines et de croix au corps et à l'esprit, de la part du ciel, de la terre et de Tenter; d'être nourrie, pour ainsi dire, de douleurs et d'angoisses, sans en être jamais lassée, et au contraire, les désirant toujours de plus en plus ; ses véritables grâces extraordinaires ont été l'amour de la pauvreté, du mé- })ris, de l'abjection, de la vie cachée, son abandon à la divine Providence, sa solide dévotion à l'immaculée .Mère de Dieu, ans bienheureux anges et saints, son attaclieluent aux voies de la pure foi et à la créance de l'Eglise ; ses respects pour les moindres cérémonies, et sa persévérance jusqu'au dernier soupir de sa vie dans le service de Dieu.