‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 19 sur 436 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

De sonf.<iprit de mort <! r<imilicdes créatures.

Il V a des amitiés raisonnaliles; il y en a même de saintes. On ne doit pas blâmer ce qui est raisonnable, on doit louer ce qui est saint; mais l'amour-propre qui est en nous, liorte le dérèglement partout el y cause de l'imperfection ; et c'est à quoi il fout travailler avec le secours divin, pour y donner le remède. La vue dont l'amour-propre infeete les amitiés raisonnables, et qu'il mêle souvent dans les plus saintes, a l'ait regarder à saint Augustin le désir d'être aimé et l'inclination que nous avons d'aimer, comme une grande tentation qui est si fortement enracinée en nous, que le saint docteur assure qu'il est rare qu'elle cesse; cependant il faut que tout meure, et l'extérieur et l'intérieur; et il faut mourir à toutes choses. 11 servirait peu d'être détaché des^ richesses, des plaisirs, des honneurs, si l'amitié des créatures nous tenait encore liés. Il faut qu'il n'y ait jilus rien en nous-mêmes de nous-mêmes ; c'était le sentiment du P. Seurin, qui dans ses Lettres dit : « Le dépouillement des créatures est nécessaire. » Mais comment sont disposées à ce dégagement les [lersonnesqui ne jieuvent se passer de quelqu'autre pour contenter leur inclination affectueuse, atin de lui dire tout ce qui pèse -sur leur cœur, et y prendre des satisfactions qu'il faudrait étoutfer dès leur nais- .*>ance. Ces âmes ont autant de clialnes qu'elles ont de choses qui les louchent et ijui les regardent, et auxquelles elles s'aflectionnent.

Sainte Thérèse enseigne « que l'attadie aui amitiés des créatures est une source de maux inexjilicables, et que l'on ne voit [las tout le mal qu'elle attire ajirès soi ; qu'à son avis il n y aura que ceux qui l'auront vu qui le pourront croire. » Ces maux sont si grands, si considéiables et dans une telle luultitude, qu'il ne sera pas aisé de se les persuader sans un secours particulier de la grâce; mais l'on peut au moins remar(]ucr qii'iis exposent l'âme ii beaucoup de périls. C'est ce que la sainte assure d'elle-même, « qu'étant portée à aimer el s'occupant des personnes, son [irocédé était si dommageable, que son âme fut réduite en danger. » Ils font tomber dans «les [liéges du diable {J Tim. VI, 9), » comme le remarque la même sainte, qui déclare de [ilus «qu'ils éloignent Dieu de l'âme. " Ils causent de la tiédeur dans les exercices de la dévotion; ils occupent et remplissent la mémoire, et obscurcissent l'entendenienl; ils ca()iivent la volonté; ils ùient la saiisle liberté du cœur; ils empêchent l'âme de s'avancer dans les voies de Dieu; elle demeure toujours arrêtée; et entin ils privent des plus saintes coL:;ujuiiications de l'amour Jivui ; c'^-^t ce

qui faisait dire au P. Scurin h une personne : « II faut tout de bon que vous retiriez le contentement que vous pouvez prendre dans les créatures , et renoncer aux satisfactions qui viennent de leur amitié ; si vous ne le laites, je vous déclare que jusqu'à votre mort vuus aurez l'âme pleine d'amertume. Dieu ne veut point de cœur partagé. »

Or, sainte Thérèse remarque très-bien que si d'un côté les maux que causent les amitiés des créatures sont si grands, d'autre part, ils sont très-peu connus. « Ces maux, dit-elle, se sentent si peu \ianm les consciences qui traitent de contenter Dieu grossièrement, qu'ils prennent cela pour vertu; mais celles qui tendent à Dieu le connaissent bien clairement. » C'est l'une des raisons qui a fait dire à saint Augustin, comme il a été remarqué, « que le désir d'aimer et d'être aimé était une tentation qui ne cessait presque jamais. » L'on ne s'en met point en peine, puisque les maux n'en sont pas connus. L'on y demeure attaché et l'on s'y soutient, car on regarde la chose comme une vertu. Il faut avouer que c'est une des tentations les plus dangereuses dans le chemin de la perfection. Sous prétexte qu'il est bien juste d'avoir de la gratitude pour ceux que nous aimons honnêtement, qu'il est bien raisonnable que nous aimions nos proches, qu'il y a de l'obligation et même de la grâce h. aimer les personnes qui nous aillent à servir Dieu, qu'il n'y a rien de plus recommandé dans l'Ecriture que l'amour du prochain, l'on demeure toujours lié h la créature, el l'on ne se lire jaûiais de l'imperfection.

C'était la gratitude dont sainte Thérèse se soutenait -pour demeurer dans ses amitiés qui, d'autre p>art, étaient fort innocentes, pui-qne elle n'a jamais su ce que c'était que l'im[n]reté, et qu'elle a toujours conservé la grâce du baptême; c'é'aienf. ce|ienilant, les aiiijtiés innocentes qui em[iôcliaient les desseins de Dieu sur elle, et que depuis elle a appelées tant de fois cruelles amitiés, et dont elle a connu si manifestement le danger. Elle en fut délivrée j)arle recours à l'oraison, et spécialement par l'invocation du Saint- Esprit, selon le conseil que lui en avait donné le P. Baltiiaznr Alvarez, religieux de la conqiagnie de Jésus, personnage d'un^ vertu si éminenie et d'une si parfaite mort, que la sainte a déclaré avoir appris, par révélation divine, qu'il n'y avait, pour lors, jtersonne au monde qui le surpassât en sainteté. Mais quelle reconnaissance devtmsnous qui égale celle que nous devons à Dieu; c'est ce que le P. Seurin insinuait à une personne qui lui écrivait de lui donner beaucoup de marques de reconnaissance.

« Si vous voulez, lui dit-i', que je reçoive volontiers vos lettres, ne me faites point le.s com[)liments qui vous peuvent venir en la pensée, et qui vous sont suggérés par la bonté de votre cœur; mais, parlez-moi de l'ùiaisoa et de la morlitication, et comme

LiiOMME DE nir;i). — part, \.

I quoi VOUS ôtos disposée au dégagement <lc

j toutes clioses. »

Il v en a qui se soutiennent dans l'im|ierfeelion de leurs (iniiliés sous |ir(''t(^xte que ce sont des |)roelios (ju'ils jiinieiit. Sur cela, le P. Stjuriii s'écrie : « (Ju'il tant ôtri- d'esprit sans réserve, et deriui (|ue (;e soit, (|uand ee .serait un père ou une nièie; qu'il ne faut rien faire qui marque de l'iMigageiuent; (juc I'dm ne doit tenir îi |ii'rsonne sous (jnelque prétexte (jue ee puisse être; qu'il faut paiaitrc à tous, ne se soucier ([ue de Dieu, faisant f(irt peu de cas de ee (]ue l'on peut perisor de ce détadienient; (|ue l'on doit no se mettre en peine d'ètie aux boiiiK.'S grAios de personni!, et professer ouvertement de ne chercher (|ue Dieu seul, sans (irendre appui ' en d'autres. Le grand saint Basile donne pour règle du oégageiuent des proches, « qu'il faut autant ôtre éloigné, pour ce qui regarde l'altarlie du cœur, de l'allVetion de ses parents, que les morts sont éloignés des vivants. » Notre grande n)aîtresse de la vie siuriluelle, au cha|i. 8du Clinnin de perfection, dit ces paioles : « Lh rt^ligleuse qui désirera voir ses parents [lour se consoler avec eux, et qui ne s'en lassera jioint pour Ja seconde fois, s'ils ne sont spirituels, qu'elle se croie inqiarfaite; elle n'est point saine, elle n'a point une liberté entière, elle a besoin de métiecin; si elle y met son alfection, si elle s'afflige de leurs peines, si elle écoute avidement et avec ardeur les succès de leurs ail'aires, qu'elle croie qu'elle se fera tort et qu'elle ne leur protitera point. » Au chapitre neuvième du même livre : « Si nous autres religieuses savions bien les dommages qui nous arrivent de converser beaucoup avec les parents, combien nous lâcherions de les fuir! La chose vient à un tel point, que l'on tient [lour manque do venu quanu les religieux n'aiment et ne fréquentent pas beaucoup avec leurs |-arents. Quiconque nous dira oonc autrement, ne le croyons pas. Fuir le monde comme les saints nous le conseillent, est une bonne chose. Or, je vous dis (jue ce qui attache davantage .sont les parents. »

Mais écoutez notre divin Maître en saint Matthieu (x, 3i et seq.) : Ne pensez pas, dit cet adorable Sauveur, (/i/cje sois venu apporter la paix en terre. Je n'y suis pas venu apporter la pais, mais l'épee; car je suis venu mettre la division entre le fils et le père, entre la mère et la jille, entre la belle-mère et la belle-fille, et les domestiques de l'homme seront ses ennemis. Ce maître céleste veut dire que son divin esprit ne donne point de paix à la nature et à ses inclinations; qu'il porte toujours l'épée pour couper toutes les attaches; que le glaive qu'il a, est un glaive de divisiou et de séparation de toute liaison imparfaite, même parmi les personnes qui nous touchent de plus près. .Mais ce qu'il ajoute mérite d'èlre beaucoup considéré, gue les domestiques de Vhomme seront ses ennemis ; et je ne pense pas que l'on jmisse janiids assez dire le tort et les dommages que l'on en reçoit. Saint Paul s'en alla avec grande

raison, comme il l'a rapporté dans l'Epître aux Cialates, annoncer Tlivangile sans consulter la chair et le sang; c'est-à-dire, -sans découvrir son dessein à ses proches ou h ses amis : car, en vérité, ordinairement ce sont de fort mauvais conseillers dans les alfaires de Dieu. Mais les plus grands maux (pji en arrivent et (]ui ne sont (|ue trop fréijuents, viennent de la trop grande alll'i lion des ecclésiastiques |iour leurs parents, (]ui lès portent à les enrichir des biens de l'Eglise et souvent au grand malheur dos f;imilles, biens qui sont a()[)elés par les Pères les vœux des fidèles, le prix des pèches, le patrimoine des pauvres, et leur aveuglement dans ce désordre les suit jus(ju'ii la mort. Nous venons d'a|i(irendre un piocéiié bien contraire, et qui a laissé une édification merveilleuse à la [iréciense mort de l'un des [ilus grands archevêques du royaume, |irélat qui a l)ien mérité d'tns l'Eglise par la défense de la foi, par un respect très-grand ])our le Saint-Siège apostolique, et uont les mœurs exemplaires ont été une bonne odeur de Jésus-Christ aux fidèles ; car ce très-digne fiontife a laissé univeisellement tous ses biens à l'Eglise et aux [lauvres, s.iiis en rien réserver pour son illustre famille. Cette vérité énoncée par la bouclie de la vérité même, que les domestiques de l'homme seront ses ennemis, c'est de voir des bénéticiers dans le temps qu'ils doivent paraître au redoutable triliunal de Dieu, faire passer ce qui est du sanctuaire de Dieu comme par héritage dans leurs iamilies, laissant les bénéfices entre les mains de leurs parents sans considérer s'ils en sont dignes, et si, entre les dignes, ils en sont les plus dignes, comme le veulent les conciles et les Papes et la raison même, et cela se fait après avoir reçu quelquefois les derniers sacrements; ce qui est bien terrible, puisque, dans le u]oment épouvantable de la mort, l'on se laisse aller à de grandes et de nouvelles fautes, lorsqu'il ne faudrait |ilus avoir que des larmes pour soupirer sur celles iiui sont passées. O mon Dieu, ô mon Seigneur! ahl qu'il est vrai que « les domesti.,ues seront les ennemis de l'homme! >' Déplorons encore ici un désordre qu'on auraic de la peine à croire si on n'e le voyait airiver souvent : c'est de voir les confesseurs venir au secours de ces ennemis domestiques; et au lieu d'aider à une pauvre àme qui s'en va sortir du monde, à s'en aller h Dieu, l'en écartent par les attaches qu'ils lui causent à la parenté et à la famille. 0 mon Sauveur, que la pure vue de vos intérêts est rare!

Il y a d'autres personnes dont les liaisons aux créatures ont des prétextes plus spécieux; resonl(.e!lesquis'yarrêient,quis'yiirennent sous prétexte de sainteté, ou parce que ces créatures ont une piété éaiinente, ou parce qu'elles leur aident ?> acquérir capacilé. Il faut demeurer d'accord ipie l'union avec les saintes personnes est une grande grâce qui est suivie de beaucoup ne bénéuictions ; qu'il est très-avantageux, et pour la gloire ae Dieu et pour son salui, de se iirocurec

OEUVRES COMPLETES I>F, BOrDON.

cclln union, et qu'il faut iirnidrc gnrdi' à t.i bien coiiM'rver ; et c"e.>>l iiiêiiie l'un des grands mo.vens pour aller à bien Mais Ion doit veillt'V à ôler toute rini|icilV. tion qui se trouve ilans les meilleuies clioses. Saint Homard considérant les paroles de noire Sauveur à son imniaculi^e mère en saint Jean ;ii , 4), Femme, (/n'y a-t-il entre vuuseiwni? « Omon Dieu, »< s'éeriele saint, « il y a bien des choses. N'est-ce pas votre véritable mère? N'étos-vous j.as le béni fruit de son yenlre'? Ne vous n-t-elle pas ])orlé neuf mois dans ses entrailles virginales? N'avez-voiis pas été allaité à ses sacrées mamelles ? \otre divine parole ne nous a|iprend-elle (as que vous avez bien voulu lui être sujet? l'uuniuoi donc lui dites-vous: J-'emiiie, qu'y a-t-il entre vous et moi? Mes frères, « répond le saint, « c'est pour notre instruction que cet Homme-Dieu parle de la sorte. 11 veut [lar là nous ajiprcndie que l'amour de nos parents no doit pas servir d'obstacle à nos exercices spirituels , à la jiureté de notre cœur; et que s'il faut renoncer à nous-mêmes, il est bien plus juste que nous renoni;ions à tout autre. » Mais après la pensée de ce Père, il me semble que nous pouvons encore dire que c'était pour nous instruire à nous détacher des i)ersoniies les plus saintes.

Mais voici quelque chose d'extraordinairement | ressaut sur cette matière. Si je ne vi'di ras, dit l'adoralile Jésus à ses disci|>les, le Saiiit-Ksprit ne viendra pas envous.[Joim. XM, 7.) Que cela veut-il dire, s'écrie ici saint Aufîuitin? « Est-ce que Jésus ne pouvait (kinner le Saint-Esprit ici-bas, lui qui l'avait reçu dans sou baptême d'une manière si éclatante, lui qui lavait toujours eu, et dont il était inséparable? » trest, enseigne ce Père, que « Jésus-Christ voulait leur apprendre, qu'ils ne pouvaient par l'aboudaiice recevoir son esprit , pendant qu'ils ne le connaissaient q>ie selon la chair. » Il est vrai qu'il était le ^'erbe fait chair, mais il ne voulait jias être aimé selon la chair, ni que les apôtres demeurassent de la sorte dans les tendresses de l'enfance. Saint Bernard médit;int les mônies paroles, y trouve lie grands mystères : « Cai' est-il possible, » dit-il, M que le Saint-Esprit ne (-omiiatisse pas avec la présence de Jésus-Christ ; puis- (pie, comme nous l'avons a[>|iris de l'ange , Jésus-Christ n'a été conçu qu'en sa vertu et par son oi ération ; nais c'est qu'il faut que la consolation sensible que les apôtres recevaient de la présence visible de sa sainte humanité, cesse par la soustraction de cette humanité sacrée, alLii que l'esprit soit capable des grâces les plus spirituelles. » A[irès cela, qui de \ous, mes frères., osera altendie les communiculions tic cet esprit adorable?'Sera-ce celui qui a soin et qui guùle encore les plaisirs des sens? Sora-co celui qni aura la moindre «Hache à quoi (|ue ce son, puisque l'attache même imparfaite à la SJiiitf! humanité du Fils de Dieu empêchait ijue les apôtres ne reçussent l'espnl de liieu? « C'est bien uoe illusion toute pure, »

continue le Père, « de penser faire un mélange d'une si grande douceur avec le dégotU de la cendre, de la manne divine avec le venin de l'amour de nous-mêmes, des gi'Aces du Saint-Esprit avec les inclinations de la nature. » Ah! (pii pourrait savoir combien la pureté de l'Aiiiii iloit être grantle? assurément elle est bien plus puro que celle des yeux, qui ne peuvent pas soufl'i ir la moindre petite ordure.

« Il faut donc, » disait la vénéral)te mère Magdeleine de saint Joseph , décédée en grande odeur de sainteté, « (jne les bons sortent d(! notre cœur aussi bien ipie les autres. « Ce généreux confesseur de Jésus- Christ le savait bien, qui, étant détenu dans une fAcheuse prison, dit à des anges bienheureux ([iii lui parurent daas son cachot : « Esprits célestes, si vous êtes venus |iour me consoler, je vous supplie avec respect de vous retirer; car je ne veux point d'autre consolation que celle qui vient de Dieu seul. " Considérez,» dit le savant Origène, <c la Magdeleine : elle pleure, elle est toute dans les larmes ; les anges du ciel viennent pour la consoler dans ses jieines, et elle leur tourne le dos : son cœur ne peut être bien satisfait que de Jésus seul. » C'est donc une grande tromp.erie que rainusement des personnes spirituelles lus unes avec les autres , quelques bons prétextes qu'elles puissent avoir. Qu'importe pour la liberté qu'ur» homme soii détenu cajitif sous des chaînes d'or ou tle soie, ou des chaînes de fer? 11 est vrai que les unes sont bien plus belles et agréables, que les autres sont bien (ilus pesantes ; mais cependant on demeure également lié et arrêté. Quelle misère de voir des péni\eiites attachés à leur direiteur l Elst-ce qu'il n'est pas créature? Mais quand ce serait le plus graml saint du monde, est-il plus céleste que les anges bienheureux ? est-il plus divin que l'humanité sainte d'un Dieu? Quel aveuglement plus déplorable de s'arrêter à un directeur oij l'on ne va ([ue pour marcher en liberté à Dieu t Mais quel désordre cpi'un directeur s'attache lui-même, qui ne doit ouvrir la boudia et qui ne doit rien faire que jiour enseigner jiar ses [laroles et par ses exemples un entier renoncement 1 « Cei/endant il y en a, » dit le bienheureux Père Jean de la Croix, ce séra|ihin de nos derniers temps, « qui sont plus jaloux de leurs iiénitents, que les maris ne le sont de leurs femmes. » Je rap- |iOrte de cet homme angélique ce qui est dans les ouvrages qui sont entre les mains d'un chacun. De vrai, vous verrez de pauvres tilles, et femmes toutes tremblantes si elles [jailent le moins du monde ù quelqu'autre personne qu'à ces directeurs, qui les rebutent s'ils s'en a[ierçoivent, et ont de la peine à les soulfrir.

Oh 1 combien le saint îiomme dont nous décrivons les actions, était éloigné de toutes ces liaisons imiiarlaites ! Quel témoignage n'en a-t-il pas rendu par ses [laroles et jiar ses exemples? Madame sa mère lui en eyanl mandé quelqu'une assez favorabl»

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