LETTUES. — A LA MERE ELISABETH DE SAINTE MAUIE
i.KTTUfc: XXXIH.
bons anges et saints pairons de votre institut, (le la vHlo et du dioi'î'se où vous t^tes el lies personnes ijui y sont, et surtout des peoonnes de votre maison.
Voilà la liste des livres ipie la divine Providence nous a fait donner au public, sous la protection de rimmaculée Vierge, Mère de Dieu, des bons anges et des saints.
Dieu seul. — L'amour (le Je'sus au lrè:<fiiiitt sacrenitnl. — Le rè(jne de Dieu m l'oraison mentale. — Les saintes voies de la eroix. — De l'amour de A'y/rf-.SVf^neur Je'sus-Christ, où il est traité de l'aveuglement de grand nombre de Chrétiens, ijui ne savent ce que c'est que d'être Chrétien. La rie cachée arec Jésus en Dieu. — l.a conduite de la divine Providence. — La scitnce sacrée du catéchisme. — Les grands secours de la divine Providence, par Sotre- Dame du Remède. — L'homme intérieur, ou la Vie du P. Jean ChryscsSome, religieux pénitent. — La science et la pratique du Chrétien. — Dieu présent partout. — Dieu inconnu. — De la profanation des églises. — De la sainteté de l'état ecclésiastique. — La dév'ition à la suinte Trinité. — Le malheur du monde. — Du purijatoire, ou La gloire de la sainte Trinité dans les âmes du purgatoire. — Ces dis-huit livres se trouvent «•liez Mirhallet, libraire, rue Saint-Jacques. Lu dévotion à l'immaculée Vierge Mère de Dieu. — La dévotion aux neuf chœurs des bons anges. Je vous exhorte de taire acheter ce livre à ceux à qui vous pourrez le faire. — Ces deux livres chez Varin, libraire, rue Saint-Jacques. De plus, l'on y trouve encore la \ ie du P. Seurin.
Il y a deux livres imprimés en Flandre :
La vive flamme d'amour , ou la Vie du B. Jean de lu Croix, à Lille. — Le triomphe de la croix, ou la J ie de la mère Marie-Elisabeth, à Bruxelles.
Jlya,àUouen. Avis catholigues touchant la dévotion à la Mère de Dieu, chez le Boulanger, libraire; la ] ie de saint Taurin, apôtre d'tvreux, chez Besogne, libraire; et chez le même libraire, un livre De la dévotion ù l'ange gardien. En tout vingt-six livres.
Il y a encore, chez Michallet, La dévotion de t'csctavage de l'admirable Mère de Dieu; mais je n'en parle pas, à cause qu'à Rome ils ont défendu cette dévotion pour les abus qui en arrivaient ; car la dévotion à l'esdavage a été approuvée par bulles des Papes, honorée d'indulgences, et Alexandre VII en a établi des associations.
Priez, s'il vous plaît, atin que la divine Providence rae fasse la grâce de tlonner au })ublic un livre qui regarde l'essence du christianisme (16), et me croyez, ma chère tille, votre, etc.
A Evreux, ce 29 septembre, fête du grand archange saint Michel
(16) Ce livre que Boiidon :ivail dessi'in de dniuier ai; public, esl LeClirciieii ihcohiiu, approuvé eu 1700, et idipriiné en 170t.
Il y avait encore un autre livre coiii[H)sé par Boudon, intitulé : L'nmour de Dieu seul, ou la Vie de lii .la'Mi- Hane-Anfjélique de lu Providence , qui n'a
A la vue de notre faiblesse avoir recours à celui en qui nous pouvons tout.
DIEU SELL
Ma chère Qlle,
Dieu seul, Dieu .seul en trois jiersonnes, et toujours Dieu seul dans l'union sainte du sacré cœur de notre bon Sauveur Jésus- (;hrist, la Sauveur de tous',les hommes. Vivons toujours, agissons et soutirons dans l'union de cet admirable Sauveur; cessons de vivre à nous-mêmes et à tuiles les créatures, pour ne plus vivre, agir el soutl'rir que pour Dieu dans l'union de notre aimable Sauveur. Je vous suis très-obligé du livre que vous avez eu la charité de m'envoyer. On souhaiterait que l'on donnât la vie de ce saint homme au public. A'uus me donnez une sainte joie en Noire-Seigneur, et je n'en sais point d'autre véritable, de m'appreiidre ce que vous me mandez louchant le prince de Galles. Le saint cardinal de BéruUe pensait que la foi serait rétablie en Angleterre, et pour ne sujet il ordonna cjue l'on exposerait le saint Sacrement de 1 autel, une fois le mois, aux Carmélites de la rue Saint-Jacques, du côté de leur chœur. Le peu d'exécution de nos bonnes ré>olutions nous doit servir à connaître notre faiblesse, et même notre impuissance, et ensuite à avoir recours à celui en qui nous [>ouvons tout. Un pauvre, voyant qu'il n'a rien, a recours à ceux qui lui peuvent donner l'aumône, mais iiour cela il ne se décourage pas : hé 1 que lui servirait de se décourager? en serait-il plus i-iche"? il faut faire comme les pauvres. A l'égard de votre oraison, il faut tâcher, avec le secours divin qne vous devez imfilorer, de la reprenJie avec fidélité, et d'y donner au moins le temps que la communauté (irend pour cela: vous pouvez y considérer notre Sauveur dans quelques-uns de ses états, soit de sa vie ou de sa mort, sans néanmoins appliquer trop votre imagination : il n'est pas nécessaire de beaucoii|) raisonner : tenezvous doucement à ses pieds comme sainte Madeleine. J'otfrirai encore demain le trèssaint sacrifice à votre intention. Je crois que M. Louviersvous sera plus propre pour votre revue, il nous faut tâcher d'établir la dévotion aux saints anges, autant que nous le pourrons, avec le divin secours. Je vous recommande Mlle (lalland; sa chère tante vous salue et votre bon ange, et se recommande à vos saintes prière>, el la sœur de Mlle Galland aussi.
Je ne me souviens pas de la manière dont j'ai dit que la sœur Marie-Angélique de l.i Providence s'est regardée dans un miroir.
été imprimé qu'eu 1760, 'a Avignon, par les soins de M. Fez, prélre de Saint-Agricole d'Avignon. Ce pieux ministre a composé une Vie de Boudon en deux sros volumes iu-l". Il est déiédcà Avignon en
Si je l'ai marqué dans quelques intervalles de sa vie oi^ elle s'est lai'ssé aller à quelques défauts, je l'ai renianiué coiuiiie une chose qui n'était pas l)ien. On trouve dans quelques-uns des saints, luais dans un trèsgrand uonilire, des défauts où ils sont tombés. Si je l'ai écrit des états dans lesquels elle n'était pas libre, il est vrai que le démon lui faisait faire beaucoup de choses involontaireiuent, la divine Providence lui ayant laissé cet exercice qui est l'un des plus grands de-la vie. Quand le démon la jetait en l'air à la vue des personnes qui demeuraient.auprès d'elle, on ne rap(iorte pas cela comme un exem|ile qu'on doive imiter, mais comme une peine que la divine Providence lui f.dsait soutirir ; comme lorscju'il l'a jetée du haut d'un degré en bas, et leconfesseur des religieuses où elle était pour lors, on ne prétend pas que personne se précipite de la môme manière.
Une communion, s'il vous plaît, le li où j'entre dans ma soixante-dix-septième année, atin que je ne sois plus, que Jésus vive, opère et soutïre en moi. Je salue votre bon ange. etc.
-■1 Evreux, le lendemain de l'octave de la fêle de l'aiiiiable saint Jean l'Evanijéliste, et le jour de la précieuse mort de la bienheureuse Angcle de Foliyni, 1700