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môme temps, cel adorable Maître lui prédit qu'il mourra en crois , en sorte que c'est une grande vérité que, pour vivre de la vie de Jésus, il faut mourir à soi-mAme, c'està-dire à se» profires inclinations et à sa propre humeur. Dans cette vie, les peines nui nousarrivent soit h l'eilérieur, soit dans (intérieur, nous doivent être bien chères, puisque ce sout les moyens qui nous conduisent h l'esprit de mort, nous donnant lieu d'otTrir à Dieu les (ilus agréables sacrifices que nous puissions lui donner. C'est pour ce sujet qu'un desévangélistes nous marque que nous devons porter notre croix tous les jours [Luc. IX, 23) ; c'est-à-dire qu'il faut se résoudre à soutfrir continuellement, puisqu'il nous faut mourir sans cesse, pour vivre toujours de la vie divine. Voilà l'année chiétienne que nous devons mener. Aimons bien Notre-Seigneur et sa très-sainte Mère i)Our jouir d'une grâce si grande. Voici une lettre que je vous adresse fiour M. le curé d'Exi, je vous prie de dire à Nicolas qu'il la porte, et qu'il aille coucher chez lui pour ce sujet, il m'est important ou plutôt il y va de la gloire de Dieu et de sa sainte Mère, car ce n'est rien ce qui m'importe , qu'elle soit portée au [ilus tôt , car il est à propos qu'il l'ait avant qu'il voie plusieurs de messieurs ces confrères, qu'il ne manquera pas de voir au plus tôt dans les délibérations qu'ils prendront; or il est celui dont l'on considère le plus les avis.
Je voudrais bien envoyer quelques bouteilles, un peu grandes, d'encre bonne à Evreux. Je vous prie de me mander si le garçon du messager voudrait bien les venir prendre à Saint-Josse, et lui dire qu'il faudrait les mettre dans du fuin, de peur qu'elles ne fussent cassées; promettez-lui de lui donner quelque chose [lour ce soin. J'aurais grand besoin de cette encre à Evreux, car après quelque temps celle que l'on y a paraît de telle manière que l'on a île la |ieine à lire ce que l'on en a écrit, f)ar exemple après plusieurs années; s'il le veut bien, j'en ferai acheter que je tiendrai prêtes.
Je vous plie aussi de faire demander où loge mademoiselle d'Outrebois à Paris, j'ai oublié la rue où elle est; et aussi tâchez de savoir si notre {>rélat viendia à Paris dans peu.
Je salue madame Anne, madame Simon, mademoiselle de la Forest, tous vos bons anges, tous les bons anges et saints patrons de la ville et du diocèse d'Evreux, et vous suis de bon cœur,
Madame,
Votre très-humble et très-acquis serviteur BotDON, le pauvre prêtre de la très-sainte Mère de Dieu.
A Paris, ce 18 janvier, fête de la chaire du glorieux prince des apôtres, saint Pierre.