‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 264 sur 436 · A LNE RELIGIEUSE URSULINE DE VANNES · texte numérisé non relu

A LNE RELIGIEUSE URSULINE DE VANNES

Ne point s'appuyer sur les créatures guipassent : s'attacher à Dieu seul.

DIEU SEUL

Ma révérende mère.

Dieu seul, Dieu seul dans l'union de notre bon Sauveur Jésus-Christ. Ali ! ma chère mère, oui Dieu seul. Dieu seul et toujours Dieu seul. OL'elques années qui nous arrivent, quelque changement de lieu que la divine Providence nous fasse faire (et elle nous a fait ]iasser l'été dernieren Lorraine), en quelque état que nous [)uissions être, nous n'avons qu'une seule chose à dire et nous la voulons dire éternellement, avec le secours divin : Dieu seul. Dieu seul. Dieu seul dans l'union de notre bon Sauveur Jésus-Christ. Les créatures passent et elles passei"'ont bientôt toutes (lour nous ; bientôt ni leur estime, ni leur ami'.é ne nous serviront de rien ; bientôt, ni leur mépris ni leur aversion ne nous feront aucun mal : Le monde passe {] Joan. ii, 17), dit la divine parole, et il ne nous en restera rien du tout à la mort. Oh 1 quelle folie de s'y amuser, et ce qui est encore pis, de s'y arrêter ! Certainement tout homme vivant, ditle Psalmiste, estunablme de vanité (Psal. xxxviii, 6), et il est vrai qu'on n'y découvre rien de solide. Le Saint-Esprit veut que l'on crie que toute chair n'est que du foin ou de la paille {Isa. \t., 6) ; et il nous enseigne (|ue celui-là est maudit qui en fait son appui {Jer. XVII, o) : et en clfet, comment s'ajipuyer sur ce qui ne se |)eut soutenir"? O mon Dieu, que l'âme qui est pénétrée vivement de ces divines ventés vit dans un grand étonnement de l'aveuglement incompréhensible de tant de Chrétiens (jui s'occupent encore de la créature, qui en recherchent l'approbation, ou craignent de n'en êtie pas estimés, qui ont tant de resfiects humains et tant de

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