‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 266 sur 436 · SÛT · texte numérisé non relu

SÛT

I.ITTKKS. — A Mhz l.A S.J'KRIEUKK DL N.-D. 1)1. HF.I ICE, A NANCY.

(It'lo, généreux ; el siuivenoiis-iious nue po Dieu ijiii (\>-l la véiito iiiémi! nous prololo en ri'!ciiliirf, quo ilè-. lo'-s ([ue li; iiécheur gémira véiil.ililcuiunt sur ses crimes, il no se souviendra |>his de toutes ses iniiiuilés. (Ezrcli. xviii,-2'2.) O paroles indiiimenl coiisolariics ! Aussi (;"est leiiroprede son Suinl- Ksprit de consoler, de fortilier, d'encourager lésâmes; comme, au contraire, c'est le propre du malin esprit, qui est désespéré sans aucune ressource, do porter toujours au découragement.

{'/e>t en la grâce de cet Fsprit-Saint, c'est dans lunioii lie notre l)on Sauveur, de sa très-sainte .Mûre, et tle nos bons anges, iiue je vous vois tous les jours devant Dieu pour vous otl'rir à sa niiséricortiieuse majesté. On sert ses amis auprès de notre bon Sauveur et de SOI! immaculée Mère, sans leur être présent corporcllement, etquel(iueibisbien [ilus eflieacemcnt. Il y a longtemps que j'ai appris qu'il vaut mieux piier que parler, c'est l'ordre ([ue la divine l'rovidence tient à notre égard plus que jamais. Après cela je vous remercie, maciière fille, au delà de tout ce que je puis vous exprimer de la charité que celte divine Providence vous inspire pour moi, el assurez-vous que j'en ai toute la reconnaissance possible en sa divine présence. Dieu tout bon el tout miséricordieux .-era votre abondante récompense. Regardez uniquement Jésus-Christ dans les services que vous me rendez, et souvenez-vous que c'est lui que vous assistez en medonnant du secours. Quelque changement qui vous arrive, necraignezriendans la suite pour cela ; ceux qui cherchent Dieu le trouvent, et en le trouvant on trouve tout ; il n'y a rien à craindre, quand tous les liotuujes s'élèveraient contre nous.

Voici la liste des livres que la divine Providence nous a fait donner au public.

Le règne de Dieu en l'oraison mentale. Il faut avoir celui de la dernière édition que j'ai corrigée, et où j'ai mis une addition à la lin. Si vous avez l'ancien, brîllez-le; car j'y ai cité |)lusieurs auteurs qui en ce temps-là étaient fort en estime, et qui ont été censulés depuis.

La dévotion à l'immaculée Vierge, Mère de Dieu (37).

Vous ne sauriez croire, ma chère fille, la gloire qui revient à Dieu quand on prèle de bons livres pour les faire lire; c'est à quoi je vous exhorte autant que vous pourrez avec le secours divin.

Mon attrait était de me retirer dans un ermitage, mais uies maux ne le permettent pas. La divine Providence, qui prend soin de tout ce qui me regarde, fait que je le trouve au milieu d'iîvreux, vivant retiré dans ma chambre où l'on ne vient point me voir, étant dans une grande séparation des créatures, et si grande qu'on aurait peine à le croire dans une ville, car je'ne crois pas que le plus chétif artisan y filt comme je

suis ; et tout cela par une pure conduite de la divine Providr'iu'e, ma boni'e niiic, qui en ordonne do la sorte, ce (pie j'estime une grAce incomparable. J'ai lant de fois dit : Dieu seul 1 Ouand à ce que vous voulez qu'on vous dise des nouvelles de notre indigne personne, les médecins m'oniditque je n'étais en danger île ma vie que vingl- (]uatre heures (lar jour; c'est un ■ descente i|uo ma maladie, cpii est incurable, et qui me met toujours en des périls très-grands ; cependant comme je n'ai point de fièvre, je ne laisse jias de subsister, ayant même des intervalles dans mes maux (]ui m'arrêtent au lit ou sur une chaise depuis plus de quinze mois, sans pouvoir assister que trèsrarement au saint sacrifice de la messe, bien loin de le pouvoir célébrer. Je vous remercie encore une fois do vos charilables bontés; et après avoir salué votre saint ange d'une manière spéciale, tous les bons angi>s et saints pations, etc., je demeure inviolable ment dans les cœurs sacrés de Jésus et do -Marie, etc.

A Evreux ce 8 juillet, dans l'octave de lu fête de la charitable visite de Notre Dame.

LEirUE XCI.

A i S inconm;.

Sur de faux bruits que l'on faisait courir à

Evreux.

DIEU SEUL

Monsieur,

Dieu seul, Dieu seul en trois personnes, Dieu seul dans l'union sainte du sacré cœur de notre bon Sauveur Jésus-Christ, le Sauveur de tous les hommes. C'est dans cette divine union que je vous écris ce peu de paroles, en attendant que la divine Providence, ma toujours très-bonne et très-fidèle mère, me fasse le bien de vous voir, étant ici beaucoup occupé sous sa divine conduite, pour vous dire que les bruits qui courent à Evreux sont sans raison et sans londeraent de raison, et qu'à proprement parler ce sont d:.'s bruits de rien, et qu'ainsi s'en mettre en jieine se serait se mettre en peine de rien. Je salue votre bon ange, tous les bons anges et saints patrons de la ville et du diocè.-e d'Evreux et des personnes qui y sont, dans un profond respect, etc.

Paris, le 3 août, fête de Notre-Dame aux Neiges.

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