‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 285 sur 436 · LETTRE CXXI · texte numérisé non relu

LETTRE CXXI

A l.k MÈnE DE SAINT-JOSEPH, C.AR.MÉLITE A PONT-AIDEMEB.

// lui annonce son retour de Bat^ière.

DIEl! SEIL.

Ma chère sœur

Dieu seul, Pieu seul en trois personnes, et toujours Dieu seul dans l'union de notre l)on Sauveur Jésus-Christ: et rien, rien, lien autre chose. La divine Providence, ma très-bonne et très-fidèle mère, ne fait que me ramener à Evreux d'un long et pénible vo^yage, qu'elle m'a fait faire cet été en Allemagne, chez Leurs Altesses Sérénissimes, Mgr le duc et madame la duchesse de Bavière, pour y crier au divin amour, à l'amour do Dieu seul, qui est l'unique chose que nous ayons à faire le reste de notre vie. A notre retour, l'on m'a donné la lettre qu'il vous a plu m'écrire, mais je n'ai pas reçu la première dont vous me parlez: ce qui n'arrive pas quand on écrit jiar la poste, les lettres étant reçues en mon absence à Evreux avec autant de sûreté quesi j'y étais. Je vous supplie de bien saluer la révérende mère prieure Marie-Manne de i incarnation, de ma part, et toute votre communauté. Je salue vos bons anges, etc. La divine Providence m'a arrêté durant environ deux mois malade à Nancy, en retournant en France : il m'en reste encore beaucoup de faiblesse.

Je suis, ma chère sœur.

A Evreux, le li novembre, jour de la mort de votre vertueuse sœur Catherine de l'Incarnation, en votre couvent.

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