‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 302 sur 436 · LETTRE CLVI · texte numérisé non relu

LETTRE CLVI

Al MÊME, CURÉ DE SAINT-MCOLAS A HOL'KN

// lui conseille de soigner sa^santc.

DIEL SEUL

Monsieur,

C'est la divine Providence qu. me fait recevoir votre lettre aujourd'hui dimanche, 11 d'octobre, dans l'octave delà fêle du grand saint Denis, dans le cours de mes visites, ne faisant que passer par la ville d'Evreux, el devant avec son divin secours continuer ces visites la semaine prochaine et celle qui suit pour aller, sous sa divine protection et sous la faveur de l'immaculée vier^^e Mère de Dieu, de saint Joseph, de saint Joachim, de sainte Anne, de saint Jean l'évangéiiste, du grand saint Denis et de ses bienheureux compagnons, immédiatement après à Paris, ma place étant déjà retenue dans le coche. Je vous assure que ce serait une bonne mortiUcalicn que vousfussiez à Evreuxdans un temps comme celui-là où je serai privé d'avoir l'honneur de vous voir. Cependant, si la divine Providence vous y fait venir, qu'elle en soit bénie. Je vous écris à la hâte et cependant je crois vous devoir dire que je crois que vous avez très- bien fait de différer votre Toyage à Caen, que vous ferez très-bien de ditlérer vos sermons pour saint Maclou à une autre année, que vous devez particulièrement à présent ne vous pas appliquer et vous tenir dans une sainte désoccupation, que vous avez besoin d'un autre serviteur, que ce sera une grande charité de le garder encore quelque temps, à raison du sujet que vous me marquez, que si cependant vous trouvez quelques bonnes personnes qui puissent vous apprêter et vous faire cuire votre manger d'une bonne manière et même dans leurs maisons, vous l'apportaut chez vous, en attendant que vous ayez un serviteur qui vous soit propre, je pense que ce serait une bonne chose; on me fait cette charité quand je ne mange pas chez notre prélat. Vous avez. Monsieur, tro[) de recuunaissance pour le peu que j^e fais à votre égard, je souhaiterais dans i ordre de la divine Providence en faire davantage; et trop d'estime pour une si chétive créature comme je suis, dont la misèreest inexplicable. Lorsque la divine Providence nous aura donné quelques livres du traité qu'elle nous a fait composeren l'honneur du bienheureuxJean de la Croix, j'aurai soin, avec son divin se-^ cours, de vous en envoyer. Je la bénis du rétablissement de la sauté de M. Clément, car je pense qu elle en sera glorifiée. Malheur, mais malheur inexplicable et qui n'est presque point c:>unu, que la possession des grands honneurs et Oe ce que le monde apj)elledes biens, qui sont à la vérité de grands et de véritables maux, à raison des suites qui en arrivent. Je salue votre bon ange, tous les bons, etc., et suis dans un grand respect, etc.

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LtTTIltS. - A M. IIOSGLEIIAKD.

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